mardi 21 février 2012
نظريّة التّطوّر
vendredi 6 janvier 2012
Involution
mercredi 20 avril 2011
Je suis arabe, mais...

La calligraphie est de Hassan Massoudy, 1984.
Je suis arabe, et le fado m’émeut, les mets peuls m'émoustillent
Je suis arabe, et la sagesse hindoue m’interpelle, la Natura rerum des Inuits, Cris, Incas et Aztèques m’enchante
Je suis arabe, et la philosophie allemande me fait réfléchir, la sensualité méditerranéenne m’enivre
Je suis arabe, et Thomas Sankara me montre un modèle, la discipline japonaise m’impressionne
Je suis arabe, et le savoir vivre italien m’inspire, la culture française m’occupe
Je suis arabe et la passion brésilienne me touche, la révolution tranquille des Québécois me donne de l’espoir
Je suis arabe et le cinéma italien, français, brésilien, japonais, burkinabé, méditerranéen et allemand me montre le sublime chemin, la mer caribéenne, rouge, méditerranéenne, pacifique, atlantique me contient et m’absorbe dans son utérus.
Je suis arabe et point, ce n’est pas tout.
dimanche 10 avril 2011
RÉVOLUTION OU DÉVOLUTION
RÉVOLUTION OU DÉVOLUTION
PROGRESSION OU RÉGRESSION
APPRÉCIATION OU OPPRESSION
ACTION OU RÉACTION
ÉVOUTION OU RÉVOLUTION
RATIONALISME OU ISLAMISME
CITOYENNETÉ OU SECTARISME
HONNÊTETÉ OU MALHONNÊTETÉ
RAISON OU PASSION
RAISONNEMENT OU RESSENTIMENT
EXISTENTIALISME OU NIHILISME
ÉPANOUISSEMENT OU ENFOUISSEMENT
LIBERTÉS OU FRUSTRATIONS
DÉMOCRATIE OU THÉOCRATIE
DÉMOCRATIE OU DÉMO-CRASSIE
DÉMONSTRATION OU MONSTRATION
MANIFESTATION OU PARADE
COALITION OU MORCELLEMENT
INSTITUTION OU DÉSTITUTION
CONSTITUTION OU UNISTITUTION
PLURARITÉ OU DUALITÉ
NUANCE OU POLARISATION
COMPLEXITÉ OU COMPLEXES
TOLÉRANCE OU INTOLÉRANCE
COMPRÉHENSION OU DIABOLISATION
Le choix est-il si difficile ?
mercredi 9 mars 2011
MARGINAL
Marginal je le suis!
Marginal je le resterai!
Le conformisme tu cultives
Je préfère partir à la dérive
Tu agis par con fort mimétisme
Je te dis que je suis contre tes aphorismes
Marginal! Plus tu me rejettes, plus je te rebondis à la figure
Marginal! Plus tu me réprimes plus je me moque de ton paradis perdu et jamais retrouvé
Marginal! Plus tu t’obstines, plus je laboure seul mon chemin
Marginal! Plus tu courbes l’échine, plus je défonce tes rêves en plastique autour desquels les mouches aiment à déféquer
Je suis marginal et je te crève les yeux avec mon bâton d’errant
Plus tu crois à tes mensonges, plus j’édifie mes vérités et brise tes codes indiscrets
Je suis marginal parce que tu es conformiste
Je suis marginal parce que tu es fort con miste, île, lame, slam de ton acabit
Macchabée sans âme, tu parades au milieu de ton troupeau,
je suis libre et je te regarde tamiser ton cerveau à la recherche d’une pépite perdue à jamais dans les dédales de ta mythologie, de ta fiction que tu veux vendre au troupeau comme une réalité.
Je suis marginal et ton gourou ne m’aura jamais car marginal je le suis, inlobotomisable.
Marginal! J’envoie les hyènes décarcasser cette charogne pour pas qu’elle pourrisse l’air.
Tu sais où me trouver, dans les grands espaces, en plein air, les steppes, les montagnes et les mers.
Je te laisse les murs, les coins, les poutres et donjons, toi qui veux transcender
Je suis marginal comme tout animal qui se respecte.
Toi, pauvre toi, à force de forger des mensonges, t’as renié ton soi pour un Autre qui n’est pas.
Va, mais ne cours pas, tu n’en es pas capable, épargne-moi ta face hideuse, je veux voir la nature.
Dégage du chemin maintenant ou je te défonce ta sale gueule de mort veut!
Marre Ginal!
lundi 28 février 2011
إنفصام! إنفصام! حتى تسقط الثورة!
vendredi 7 janvier 2011
Puissance de l’impuissance
Je suis triste
Je suis révolté
Je suis enragé
Je vais exploser
Mais devant mon impuissance,
Je me replie sur ma pauvre tristesse
Je suis triste pour ces jeunes qui, par désespoir, s’immolent
Je suis révolté face à des arrestations abusives pour le simple motif d’avoir exprimé une opinion contraire
Je suis révolté contre un régime sclérosé, bête et pourri à l’os et qui, au lieu de garantir paix, justice et sécurité à son peuple, mobilise sa flicaille contre la masse dans le seul but de garantir paix, quiétude et richesse à une bande de voyous sans scrupules, charognards et aveuglés par le pouvoir
Je vais exploser devant cette indifférence qui frappe la majorité, le troupeau qui, tant qu’il y a un peu d’herbe à brouter, préfère courber l’échine et ouvrir le rectum
Mais comme je me sens incapable d’agir, seule ma tristesse m’ouvre les bras et, loin de me consoler, elle me jette encore dans son abysse ténébreux.
jeudi 30 décembre 2010
Fantasme movuphobe

Corruption
Copinage
Clientélisme
Favoritisme
Régionalisme
Vols
Détournement
Mensonges
Langue de bois
Lèche-culs
Falsification
Censure
Arrestations
Kidnappings
Torture
Tabassage
détroussement
Emprisonnement
Affaires montées de toute pièce
Agressions
Intimidations
Humiliation
Répression
Meurtres
Viols...
Une simple marche par million vers le palais de Carthage mettrait fin à tous ces termes.
mercredi 22 décembre 2010
إنتحار جماعي
http://capcactus.blogzoom.fr/512811/SUICIDE-COLLECTIF/dimanche 5 décembre 2010
Vint temps

Photo: iStockphoto
Vint temps
Visages austères,
Mauvaises mines,
Lobes frontaux préoccupés par le train quotidien, les factures à payer, les courses à faire, les cadeaux de Noël à acheter, les rénovations à effectuer au sous-sol, les vacances rêvées dans le Sud, où Grosses bedaines se prélassent au soleil en ingurgitant un cocktail des Caraïbes à faire gonfler les clitoris des femelles venues se taper les gigolos d’ébène;
Lecture machinale du journal gratuit distribué à l’entrée par un sexagénaire qui fait des heures payé au salaire minimum de peur de trop puiser dans sa cagnotte de retraite, ne sachant pas combien de temps il lui reste à vivre;
Yeux plongés dans un gros livre de science fiction,
Doigts agiles s’agitent et s’alternent comme les pattes d’un scolopendre pour enfoncer les touches d’un téléphone intelligent;
Têtes se bercent au son d’une musique inaudible sous un casque de pilote d’avion;
Regards fixent le plafond et ils sont légion, d’autres regards lisent et relisent les panneaux publicitaires électroniques où la concurrence des universités se fait rude et côtoie celle des agences de voyage qui miroitent des vacances de rêve dans le Sud, où les grosses bedaines se prélassent au soleil en ingurgitant un cocktail des Caraïbes à faire bander les mâles venues se taper les gigolottes d’ébène;
Mêmes têtes descendent et remontent,
Même rythme berce la foule qui va au front après avoir gobé un café filtre sans sucre;
Mêmes chaussures se croisent et se décroisent, se touchent et se subductent pour tatouer dans l’éphémère le trajet de l’Autre;
Étourdissant décolleté ne trouve pas œil qui vive,
Étonnant silence règne et surpasse les décibels des roulements sur les rails dont le grincement se fait sentir d’un coup et faille faire tomber cette masse à moitié endormie et achever la subduction tâtonnante;
Yeux se réveillent,
Corps gigotent pour se remettre en place,
Étonnement mêlé d’effroi contamine toutes les rames;
Regards se croisent,
Doigts figent,
Yeux se baladent dans les quatre coins,
Jambes sont fébriles,
Chaussures se démêlent et Minutes durent une éternité.
« Un incident cause un ralentissement du service sur la ligne orange en direction de Montmorency. Veuillez nous excuser de ce contretemps et la reprise du trafic ne saura tarder, merci. », lance une voix monotone dans les haut-parleurs.
Regard collectif est porté aux montres,
Temps est sollicité, on lui demande des comptes, on veut qu’il s’arrête, on aimerait arrêter le chronomètre et ne pas compter le temps mort.
Une demi-heure plus tard, le métro reprend sa course, le chauffeur traumatisé a été remplacé par un autre, les passagers n’ont pas encore compris la cause de cet arrêt brusque que les préoccupations quotidiennes de courses, cadeaux, factures, vacances reprennent.
jeudi 18 novembre 2010
On

© 2003 -2010 PC INpact SARL de presse
À 8 ans, On veut être policier, pompier, super héros pour sauver la terre, puis On aspire sa morve, range ses cahiers dans son cartable et s'en va à l’école tête baissée.
À 18 ans, On rêve d’être riche oisif, pilote, président, architecte, footballeur, puis On déchante vite quand on lui montre le chemin pour y arriver.
À 28 ans, On projette d’acheter une maison, de faire des enfants, d’économiser de l’argent, mais On range ses dossiers à 17h et sort du bureau avec le troupeau pour reprendre le lendemain le même rythme.
À 38 ans, On fait tout pour que les enfants aient tout, On essaie de sauver son couple qui bat de l’aile, On se frotte le crâne dégarni en rêvant à une retraite sympa au soleil après tant d’années de travail.
À 48 ans, On aimerait bander comme à 18 ans, On amasse les sous pour une retraite dont On ne voit pas le bout.
À 58 ans, On a hâte d’arrêter le travail et de se prélasser devant une tisane, puis On visite le médecin la main sur le cœur, On tousse sans arrêt et On se rappelle la trentaine avec une nostalgie fantasmée.
À 68 ans, On aimerait mourir en paix, sans souffrance, et voir ses petits enfants réussir, puis On tousse de plus en plus et ne bande plus, le dos se courbe et les jambes fléchissent un peu.
À 78 ans, On rêve du paradis et fait la paix avec le monde en chiant dans sa couche et en souriant comme un enfant de 3 ans.
jeudi 1 juillet 2010
Ec-rire
Ecrire au lieu de détruire
Ecrire et se dévêtir
Ecrire et écrire
Ec-rire
Ecri-re
Re-ecri
Cri
Ri
Rire
De soi et des autres
Cri du lobe temporal
Ecrire et effacer
Raturer et hachurer
Ecrire et jeter
Ecrire et cacher
Eparpiller les mots, les enchaîner, les faire déchaîner
Dénicher les sens cachés
Cacher les sens nichés
Sentir l’essence séchée
Balancer la chienne de vie avec sa niche, caniche
Canicule absente
Mots de l’absinthe
Calcul des mots qui sentent
Pores qui suintent
Campagnes qui sentent le porc
Femmes en pagne au port
Mots qui sèment la terreur
Frayeur qui vous gagne
Voilier qui se fraie un chemin dans la baie
Raie qui cuit
Raie ce qui suit
Rire aux gens qui raillent
Leur chemin déraille
Mains qui sentent l’ail
Mots, mots, mots…


