Affichage des articles dont le libellé est automatisme psychique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est automatisme psychique. Afficher tous les articles

mardi 21 février 2012

نظريّة التّطوّر

 Daniel Lee
نطفة فحوتة عملت ساقين و خرجت مالماء، زحفت على أربعة، طف، و لّات قرد طلع عالشجرة، صار خلل في الجينة إلّي مسؤولة على عظلة الفكّ، تقلّصت العظلة فكبر المخّ، طف جاء الإنسان، مشى على زوز، إستعمل الأدوات، طوّر اللّغة، إبتكر، تخيّل حاجات، حبّ ينسى أصلو و فصلو، خلق أسطورة و صدّقها، صنع، شيّد،  و ممبعد جا و قال المرأة إلّي راسها موش مغطّي، بش تدخل لجهنّم و إلّي يتظاهر نقصّولوا يديه و ساقيه، طف، رجع حوتة بلا يدين و لا ساقين آما راسها مغطّي.

vendredi 6 janvier 2012

Involution


Révolution? Quelle révolution? De quelle révolution tu parles? Hein? La révolution des culs de jatte du cerveau? Des amputés de l’hypophyse? Décarcasse-toi ou je flingue ta race de primate refoulé avec phrases kalash, mots-flèches décochés vers ta pensée rouillée, ta parole sclérosée. Tasse-toi ou je te fous mon point sur ta ligne d’offrandes, sur tes versets d’épileptique. Il n’y a pas de révolution tant qu’on ne pisse pas sur les chaînes qui nous taraudent, qui nous tailladent les articulations cervicales. Il n’y a pas de révolution tant que cro-magnon est au pouvoir, tant que son hypnose, sa transe, son œil-vagin nous assomment, tant que les voleurs d’antan sont les complices d’aujourd’hui, que les armes ne sont pas du bon bord, que la misère grise bouscule la misère matérielle, tant que les réflexions sont occultées par les réflexes, que les sexes refoulés au fond de leur échine, les idées paralysées par une doxa rampante, tentaculaire, sadique et phagocytaire. Toi qui me parles de révolution, ferme ta putain de gueule parce que ça pue le cul de ta diarrhée verbale, ta logorrhée mal maîtrisée apprise à coup de bâton. Ou tu sais quoi, reste dans ta merde, crève là de ton propre poison, serpent qui se mord la queue, chèvre emmitouflée qui broute les mots de son maître absolutiste pour une absolution espérée, un fantasme éthérée, une chienne de vie mal menée par des prêches zérophiles, discours lobotomisant, agitant le bûcher d’une main et les vierges enduites de miel et de vin de l’autre. Génération sacrifiée qui a oublié que dans révolution il y a évolution. Génération-cobaye d’un capitalisme farouche prêt à se déguiser en pute ni touche.       

mercredi 20 avril 2011

Je suis arabe, mais...



La calligraphie est de Hassan Massoudy, 1984.

Je suis arabe, et le fado m’émeut, les mets peuls m'émoustillent

Je suis arabe, et la sagesse hindoue m’interpelle, la Natura rerum des Inuits, Cris, Incas et Aztèques m’enchante

Je suis arabe, et la philosophie allemande me fait réfléchir, la sensualité méditerranéenne m’enivre

Je suis arabe, et Thomas Sankara me montre un modèle, la discipline japonaise m’impressionne

Je suis arabe, et le savoir vivre italien m’inspire, la culture française m’occupe

Je suis arabe et la passion brésilienne me touche, la révolution tranquille des Québécois me donne de l’espoir

Je suis arabe et le cinéma italien, français, brésilien, japonais, burkinabé, méditerranéen et allemand me montre le sublime chemin, la mer caribéenne, rouge, méditerranéenne, pacifique, atlantique me contient et m’absorbe dans son utérus.

Je suis arabe et point, ce n’est pas tout.

dimanche 10 avril 2011

RÉVOLUTION OU DÉVOLUTION

RÉVOLUTION OU DÉVOLUTION


PROGRESSION OU RÉGRESSION


APPRÉCIATION OU OPPRESSION


ACTION OU RÉACTION


ÉVOUTION OU RÉVOLUTION


RATIONALISME OU ISLAMISME


CITOYENNETÉ OU SECTARISME


HONNÊTETÉ OU MALHONNÊTETÉ


RAISON OU PASSION


RAISONNEMENT OU RESSENTIMENT


EXISTENTIALISME OU NIHILISME


ÉPANOUISSEMENT OU ENFOUISSEMENT


LIBERTÉS OU FRUSTRATIONS


DÉMOCRATIE OU THÉOCRATIE


DÉMOCRATIE OU DÉMO-CRASSIE


DÉMONSTRATION OU MONSTRATION


MANIFESTATION OU PARADE


COALITION OU MORCELLEMENT


INSTITUTION OU DÉSTITUTION


CONSTITUTION OU UNISTITUTION


PLURARITÉ OU DUALITÉ


NUANCE OU POLARISATION


COMPLEXITÉ OU COMPLEXES


TOLÉRANCE OU INTOLÉRANCE


COMPRÉHENSION OU DIABOLISATION


Le choix est-il si difficile ?

mercredi 9 mars 2011

MARGINAL

© 3loullou

Marginal je le suis!

Marginal je le resterai!

Le conformisme tu cultives

Je préfère partir à la dérive

Tu agis par con fort mimétisme

Je te dis que je suis contre tes aphorismes

Marginal! Plus tu me rejettes, plus je te rebondis à la figure

Marginal! Plus tu me réprimes plus je me moque de ton paradis perdu et jamais retrouvé

Marginal! Plus tu t’obstines, plus je laboure seul mon chemin

Marginal! Plus tu courbes l’échine, plus je défonce tes rêves en plastique autour desquels les mouches aiment à déféquer

Je suis marginal et je te crève les yeux avec mon bâton d’errant

Plus tu crois à tes mensonges, plus j’édifie mes vérités et brise tes codes indiscrets

Je suis marginal parce que tu es conformiste

Je suis marginal parce que tu es fort con miste, île, lame, slam de ton acabit

Macchabée sans âme, tu parades au milieu de ton troupeau,

je suis libre et je te regarde tamiser ton cerveau à la recherche d’une pépite perdue à jamais dans les dédales de ta mythologie, de ta fiction que tu veux vendre au troupeau comme une réalité.

Je suis marginal et ton gourou ne m’aura jamais car marginal je le suis, inlobotomisable.

Marginal! J’envoie les hyènes décarcasser cette charogne pour pas qu’elle pourrisse l’air.

Tu sais où me trouver, dans les grands espaces, en plein air, les steppes, les montagnes et les mers.

Je te laisse les murs, les coins, les poutres et donjons, toi qui veux transcender

Je suis marginal comme tout animal qui se respecte.

Toi, pauvre toi, à force de forger des mensonges, t’as renié ton soi pour un Autre qui n’est pas.

Va, mais ne cours pas, tu n’en es pas capable, épargne-moi ta face hideuse, je veux voir la nature.

Dégage du chemin maintenant ou je te défonce ta sale gueule de mort veut!

Marre Ginal!

lundi 28 février 2011

إنفصام! إنفصام! حتى تسقط الثورة!

http://kibla.over-blog.com/article-13150028.html


إعتصام! إعتصام! حتى يسقط النظام!

إقتصاب! إقتصاب! حتى تسقط العظام!

إعتظام! إعتظام! حتى تسقط القصبة!

إنتصاب! إنتصاب! حتى تسقط العُصبة!

إعتصاب! إعتصاب! حتى تسقط العورة!

إنفصام! إنفصام! حتى تسقط الثورة! ... و يجينا الثور.

vendredi 7 janvier 2011

Puissance de l’impuissance

Je suis triste

Je suis révolté

Je suis enragé

Je vais exploser

Mais devant mon impuissance,

Je me replie sur ma pauvre tristesse

Je suis triste pour ces jeunes qui, par désespoir, s’immolent

Je suis révolté face à des arrestations abusives pour le simple motif d’avoir exprimé une opinion contraire

Je suis révolté contre un régime sclérosé, bête et pourri à l’os et qui, au lieu de garantir paix, justice et sécurité à son peuple, mobilise sa flicaille contre la masse dans le seul but de garantir paix, quiétude et richesse à une bande de voyous sans scrupules, charognards et aveuglés par le pouvoir

Je vais exploser devant cette indifférence qui frappe la majorité, le troupeau qui, tant qu’il y a un peu d’herbe à brouter, préfère courber l’échine et ouvrir le rectum

Mais comme je me sens incapable d’agir, seule ma tristesse m’ouvre les bras et, loin de me consoler, elle me jette encore dans son abysse ténébreux.

jeudi 30 décembre 2010

Fantasme movuphobe

La marche du sel

Corruption

Copinage

Clientélisme

Favoritisme

Régionalisme

Vols

Détournement

Mensonges

Langue de bois

Lèche-culs

Falsification

Censure

Arrestations

Kidnappings

Torture

Tabassage

détroussement

Emprisonnement

Affaires montées de toute pièce

Agressions

Intimidations

Humiliation

Répression

Meurtres

Viols...

Une simple marche par million vers le palais de Carthage mettrait fin à tous ces termes.

mercredi 22 décembre 2010

إنتحار جماعي

http://capcactus.blogzoom.fr/512811/SUICIDE-COLLECTIF/
حداش مليون عملوا إنتحار جماعي في نفس الوقت. العشرة إلًي قعدو طارو ملفرحة. حدً ماعاد يقلًقهم و يحسبلهم قدٌاش كسبوا قصورَه و نمورَه. لكن الفرحة ما تمّت كي شافو كميّة الجثث الموجودة في كامل البلاد و الّريحة بدات تعطي. يخّي جاوْ بش يهجّوا. مشاوْ لكلّهم للمطار بش يركبو في الطيارة الخاصّة متاحهم. المشكل إلّي الطّيارجي لقاوه ميت مع الطّاقم الكل و العمّال. رجعو يزقزقو بين الجثث شادّين خشومهم. عملوا إجتماع فوري و قرّروا بش ياخذو اليخت و يمشيوا لمالطا. ركبو الكلّ و بما أنّو حدّ ما يعرف يسوق فيهم، دخلو في قوالب السّيمان متاع البرط و غرقت السّفينة بيهم. منعوا الكعبتين إلي يعرفو يعومو و خلّاو لخرين في الماء. الثلاثة إلّي قعدو رجعو للقصر. مالقاو ما ياكلو. هوما هكّاكه حايرين في الجنينه، و النمر إلّي ما كلاش دجاجاتو الأربعة هدّ عليهم و كلاهم.

dimanche 5 décembre 2010

Vint temps



Photo: iStockphoto

Vint temps

Visages austères,

Mauvaises mines,

Lobes frontaux préoccupés par le train quotidien, les factures à payer, les courses à faire, les cadeaux de Noël à acheter, les rénovations à effectuer au sous-sol, les vacances rêvées dans le Sud, où Grosses bedaines se prélassent au soleil en ingurgitant un cocktail des Caraïbes à faire gonfler les clitoris des femelles venues se taper les gigolos d’ébène;

Lecture machinale du journal gratuit distribué à l’entrée par un sexagénaire qui fait des heures payé au salaire minimum de peur de trop puiser dans sa cagnotte de retraite, ne sachant pas combien de temps il lui reste à vivre;

Yeux plongés dans un gros livre de science fiction,

Doigts agiles s’agitent et s’alternent comme les pattes d’un scolopendre pour enfoncer les touches d’un téléphone intelligent;

Têtes se bercent au son d’une musique inaudible sous un casque de pilote d’avion;

Regards fixent le plafond et ils sont légion, d’autres regards lisent et relisent les panneaux publicitaires électroniques où la concurrence des universités se fait rude et côtoie celle des agences de voyage qui miroitent des vacances de rêve dans le Sud, où les grosses bedaines se prélassent au soleil en ingurgitant un cocktail des Caraïbes à faire bander les mâles venues se taper les gigolottes d’ébène;

Mêmes têtes descendent et remontent,

Même rythme berce la foule qui va au front après avoir gobé un café filtre sans sucre;

Mêmes chaussures se croisent et se décroisent, se touchent et se subductent pour tatouer dans l’éphémère le trajet de l’Autre;

Étourdissant décolleté ne trouve pas œil qui vive,

Étonnant silence règne et surpasse les décibels des roulements sur les rails dont le grincement se fait sentir d’un coup et faille faire tomber cette masse à moitié endormie et achever la subduction tâtonnante;

Yeux se réveillent,

Corps gigotent pour se remettre en place,

Étonnement mêlé d’effroi contamine toutes les rames;

Regards se croisent,

Doigts figent,

Yeux se baladent dans les quatre coins,

Jambes sont fébriles,

Chaussures se démêlent et Minutes durent une éternité.

« Un incident cause un ralentissement du service sur la ligne orange en direction de Montmorency. Veuillez nous excuser de ce contretemps et la reprise du trafic ne saura tarder, merci. », lance une voix monotone dans les haut-parleurs.

Regard collectif est porté aux montres,

Temps est sollicité, on lui demande des comptes, on veut qu’il s’arrête, on aimerait arrêter le chronomètre et ne pas compter le temps mort.

Une demi-heure plus tard, le métro reprend sa course, le chauffeur traumatisé a été remplacé par un autre, les passagers n’ont pas encore compris la cause de cet arrêt brusque que les préoccupations quotidiennes de courses, cadeaux, factures, vacances reprennent.

jeudi 18 novembre 2010

On

© 2003 -2010 PC INpact SARL de presse

À 8 ans, On veut être policier, pompier, super héros pour sauver la terre, puis On aspire sa morve, range ses cahiers dans son cartable et s'en va à l’école tête baissée.

À 18 ans, On rêve d’être riche oisif, pilote, président, architecte, footballeur, puis On déchante vite quand on lui montre le chemin pour y arriver.

À 28 ans, On projette d’acheter une maison, de faire des enfants, d’économiser de l’argent, mais On range ses dossiers à 17h et sort du bureau avec le troupeau pour reprendre le lendemain le même rythme.

À 38 ans, On fait tout pour que les enfants aient tout, On essaie de sauver son couple qui bat de l’aile, On se frotte le crâne dégarni en rêvant à une retraite sympa au soleil après tant d’années de travail.

À 48 ans, On aimerait bander comme à 18 ans, On amasse les sous pour une retraite dont On ne voit pas le bout.

À 58 ans, On a hâte d’arrêter le travail et de se prélasser devant une tisane, puis On visite le médecin la main sur le cœur, On tousse sans arrêt et On se rappelle la trentaine avec une nostalgie fantasmée.

À 68 ans, On aimerait mourir en paix, sans souffrance, et voir ses petits enfants réussir, puis On tousse de plus en plus et ne bande plus, le dos se courbe et les jambes fléchissent un peu.

À 78 ans, On rêve du paradis et fait la paix avec le monde en chiant dans sa couche et en souriant comme un enfant de 3 ans.

jeudi 1 juillet 2010

Ec-rire



Ecrire et ne pas périr

Ecrire au lieu de détruire

Ecrire et se dévêtir

Ecrire et écrire

Ec-rire

Ecri-re

Re-ecri

Cri

Ri

Rire

De soi et des autres

Cri du lobe temporal

Ecrire et effacer

Raturer et hachurer

Ecrire et jeter

Ecrire et cacher

Eparpiller les mots, les enchaîner, les faire déchaîner

Dénicher les sens cachés

Cacher les sens nichés

Sentir l’essence séchée

Balancer la chienne de vie avec sa niche, caniche

Canicule absente

Mots de l’absinthe

Calcul des mots qui sentent

Pores qui suintent

Campagnes qui sentent le porc

Femmes en pagne au port

Mots qui sèment la terreur

Frayeur qui vous gagne

Voilier qui se fraie un chemin dans la baie

Raie qui cuit

Raie ce qui suit

Rire aux gens qui raillent

Leur chemin déraille

Mains qui sentent l’ail

Mots, mots, mots…