samedi 3 août 2013
Politique et caméléons
lundi 25 juillet 2011
mardi 12 juillet 2011
الروثة التونسية
lundi 28 février 2011
إنفصام! إنفصام! حتى تسقط الثورة!
lundi 17 janvier 2011
Il fait -29, mais je suis libre
Ce matin, par un temps polaire de -29, j’ai commencé à déneiger la voiture, tâche ingrate d’habitude, sans bonnet et avec un large sourire, quand le voisin qui fumait sa cigarette au balcon m’a interpellé:
- Hey! Bonjowur!
- Bonjour, ça va? J’ai répondu toujours avec le même sourire figé, comme si j’allais poser devant un photographe.
- I fait pas chaud, hein?
- C’est pas grave.
Il m’a regardé tout étonné et s’est vite tourné vers sa cigarette. Il ne savait pas que j’étais enfin devenu libre.
mercredi 15 décembre 2010
Un meurtre pas comme les autres

dimanche 5 décembre 2010
Vint temps

Photo: iStockphoto
Vint temps
Visages austères,
Mauvaises mines,
Lobes frontaux préoccupés par le train quotidien, les factures à payer, les courses à faire, les cadeaux de Noël à acheter, les rénovations à effectuer au sous-sol, les vacances rêvées dans le Sud, où Grosses bedaines se prélassent au soleil en ingurgitant un cocktail des Caraïbes à faire gonfler les clitoris des femelles venues se taper les gigolos d’ébène;
Lecture machinale du journal gratuit distribué à l’entrée par un sexagénaire qui fait des heures payé au salaire minimum de peur de trop puiser dans sa cagnotte de retraite, ne sachant pas combien de temps il lui reste à vivre;
Yeux plongés dans un gros livre de science fiction,
Doigts agiles s’agitent et s’alternent comme les pattes d’un scolopendre pour enfoncer les touches d’un téléphone intelligent;
Têtes se bercent au son d’une musique inaudible sous un casque de pilote d’avion;
Regards fixent le plafond et ils sont légion, d’autres regards lisent et relisent les panneaux publicitaires électroniques où la concurrence des universités se fait rude et côtoie celle des agences de voyage qui miroitent des vacances de rêve dans le Sud, où les grosses bedaines se prélassent au soleil en ingurgitant un cocktail des Caraïbes à faire bander les mâles venues se taper les gigolottes d’ébène;
Mêmes têtes descendent et remontent,
Même rythme berce la foule qui va au front après avoir gobé un café filtre sans sucre;
Mêmes chaussures se croisent et se décroisent, se touchent et se subductent pour tatouer dans l’éphémère le trajet de l’Autre;
Étourdissant décolleté ne trouve pas œil qui vive,
Étonnant silence règne et surpasse les décibels des roulements sur les rails dont le grincement se fait sentir d’un coup et faille faire tomber cette masse à moitié endormie et achever la subduction tâtonnante;
Yeux se réveillent,
Corps gigotent pour se remettre en place,
Étonnement mêlé d’effroi contamine toutes les rames;
Regards se croisent,
Doigts figent,
Yeux se baladent dans les quatre coins,
Jambes sont fébriles,
Chaussures se démêlent et Minutes durent une éternité.
« Un incident cause un ralentissement du service sur la ligne orange en direction de Montmorency. Veuillez nous excuser de ce contretemps et la reprise du trafic ne saura tarder, merci. », lance une voix monotone dans les haut-parleurs.
Regard collectif est porté aux montres,
Temps est sollicité, on lui demande des comptes, on veut qu’il s’arrête, on aimerait arrêter le chronomètre et ne pas compter le temps mort.
Une demi-heure plus tard, le métro reprend sa course, le chauffeur traumatisé a été remplacé par un autre, les passagers n’ont pas encore compris la cause de cet arrêt brusque que les préoccupations quotidiennes de courses, cadeaux, factures, vacances reprennent.
dimanche 31 octobre 2010
Calypso le chien

© DE TESSIERES
Calypso le chien d’André profite de sa liberté pour faire quelques pas de course, tantôt en trottant, tantôt en dévalant la petite pente du parc public qui longe la rivière rideau du côté sud d’Ottawa. André regarde son chien avec beaucoup d’affection et se dit dans son lobe temporal que le bonheur de Calypso le chien fait le sien. Calypso s’approche des jonquilles en pleine éclosion, s’accroupit et commence à expulser, par petits boudins qui serpentent, la nourriture du magasin bio pour animaux domestiques.
André trouve que calypso, depuis qu’il s’est mis à un régime bio strict se porte mieux, pète le feu et paraît même moins stressé et moins déprimé que durant les derniers mois. Le nouveau régime coûte plus cher certes, mais André le fonctionnaire fédéral n’a que sa personne et son chien à entretenir. Au pire, il essaiera de serrer la ceinture en laissant tomber son envie d’avoir une nouvelle monture pour ses lunettes. Après tout, c’est un luxe et les anciennes sont encore bonnes. Ces dernières, André les a achetées lors de sa visite qui remonte à 6 ans à sa sœur, à l’occasion de la première année de la mort de leur mère. Sa sœur est restée dans le village natal de St-André de Viaux le Mont. Mais André a très tôt quitté le cocon familial pour aller étudier l’administration à l’Université d’Ottawa dans un programme bilingue en vue d’obtenir un boulot au fédéral. Aujourd’hui, André occupe un bon poste de fonctionnaire, travaille 7 heures par jour, cinq jours par semaine et, tous les soirs après le diner qu’il a l’habitude de prendre à 6h tapante, il sort promener son chien, hiver comme été, beau temps comme mauvais.
Les dimanches, André met son survêtement et, accompagné de Calypso le chien caniche, il esquisse des pas de course le long de la rivière rideau en pensant à sa retraite qu’il mérite d’avoir dans 10 ans, après des années passées à rédiger des rapports, envoyer des mails, assister à des réunions, etc. Il se dit qu’il ira dans le Sud, en Floride où il aimerait acheter un petit appartement en bord de mer et regarder ainsi les belles femmes toutes bronzées et dont le corps, huilé, se tortille langoureusement dans le petit bikini qui laisse voir plus qu’il ne cache. Le plaisir d’André, après de multiples échecs avec Ève est désormais de regarder les belles passer et de laisser trotter ses fantasmes avant d’expulser, par petits jets qui coulent avec l’eau du bain, sa fertilité. André se dit qu’il n’a pas de chance avec les femmes et préfère se réfugier dans son parc imaginaire et reconstruire un monde meilleur, un paradis retrouvé qu’il peut façonner à sa manière et contrôler comme bon lui semble. Cette solution est plus confortable et lui évite d’être maladroit à chaque fois qu’il se retrouve devant une femme. Il a tout essayé, aller aux réceptions du ministère, s’inscrire sur les sites de rencontre, il est même allé jusqu’en Ukraine pour rencontrer une femme avec qui il a correspondu et surtout tchatté, mais une fois là-bas, la femme, voyant venir un homme dodu et trapu, au teint rougeâtre et au bide enceint, lui posa quelques questions sur sa situation financière. Comme elle était en correspondance avec un autre Canadien qui était, lui, dans les affaires, elle déclina l’offre. André revint bredouille et décida de fermer la porte derrière lui à toute relation. Depuis l’école secondaire, il ne fait qu’accumuler les échecs avec la gent féminine. Il ne peut pas se tenir correctement devant une fille à cause de sa timidité maladive. Ou il se tait complètement ou il essaie de provoquer l’autre avec des insinuations maladroites au sexe, ce qui contraste grotesquement avec sa gêne accaparante. Ses camarades de classe le mettaient à l’écart et le croyaient homosexuel.
Calypso revient vers son maître tout content et ce dernier sort un petit sac en plastique transparent de sa poche et ramasse l’excrément du caniche blanc frisé. La balade touche à sa fin, André incite son chien à partir et ce dernier, déçu de devoir laisser son paradis et de retrouver un espace clos, traîne les pattes.
En attendant le signal des piétons pour traverser la route, Calypso accélère soudainement et dépasse son maître pour aller se jeter devant une grosse voiture grise laquelle, par chance, s’est arrêtée à temps. Un vieux prêtre regarde André de la fenêtre de sa voiture et s’adresse à lui sur un ton paternaliste en lui demandant de faire plus attention dorénavant. André est atterré et demeure figé. Il ne revient à lui que lorsque Calypso le presse de marcher. Depuis cet incident, le maître a du mal à dormir, il sombre dans une espèce de mélancolie mystérieuse, s’absente de la plupart des réunions, prend souvent des congés maladie et invente toute sorte d’excuses pour rester chez lui sans voir ni parler à personne. Il est constamment pensif, il a désormais un regard perdu et même ses fantasmes ont disparu. Il sort de moins en moins le chien qui déprime à son tour.
En allant au magasin bio pour animaux domestiques, André passe à la pharmacie où il achète une fiole d’éther. Une fois chez lui, il range la fiole dans un endroit sûr et donne la nourriture fraîchement achetée à son chien. En regardant manger celui-ci, le fonctionnaire fédéral éprouve une immense tristesse et faille éclater en sanglots. Calypso, ne se rendant compte de rien, continue à manger en remuant la queue. Le soir venu, André qui avait noté d’Internet une adresse sur un bout de papier, après avoir passé plus d’une heure à effectuer des recherches, prend sa fiole, met la laisse à son chien, s’habille tout en noir et sort. Il dirige sa voiture vers une destination inhabituelle et Calypso, devant le silence bizarre de son maître, pousse quelques gémissements. André le fonctionnaire du fédéral quinquagénaire ne le regarde pas et semble fixer un point abstrait. Après une demi-heure de route, il arrive dans une banlieue, stationne derrière une grosse voiture grise et devant l’église d’un quartier pauvre et descend sans Calypso. Il ressort de l’église un quart d’heure plus tard tout tremblant, prend le volant et retourne à la maison où il applique un mouchoir trempé d’éther sur la gueule du chien, puis lui met un sac en plastique transparent sur la tête et le ferme jusqu’à ce que le chien ne respire plus. Il prend aussitôt le même sac et se le met sur la tête, prend bien soin de l’enfermer au niveau du cou et après quelques minutes, et beaucoup de soubresauts, il se calme.
Les journalistes ont de quoi remplir leurs agendas et l’affaire a pris des proportions nationales. La police, après enquête, a vite fait le lien et établi que le prêtre, retrouvé mort étouffé dans son église, professait dans l’église du village où est né André.
samedi 22 mai 2010
الرّسّام, السّاخر و الرّسول

jeudi 29 avril 2010
dimanche 28 février 2010
Post-féminisme et misandrie

mardi 16 février 2010
Mélanie la dodue et les Allah miles
Mélanie la dodue, la ronde, le jambon ficelé qui déborde de partout, décida un jour de se convertir à l’Islam dans l’espoir de trouver un mari qui voudrait bien de ses formes généreuses, étant donné que la demande de la communauté musulmane en viande est très grande. Viande halal oblige, elle vit dans ce choix la porte de sortie de l’enfer de la solitude et la porte d’entrée au paradis chaud, à la fournaise arabique. Elle se fit donc accompagner par quelques âmes charitables qui voulaient assurer un bonus de plus, et un gros bonus, dans leurs cartes Allah Miles, à la mosquée un vendredi, jour de prière collective et obligatoire pour entrer au paradis. L’imam égyptien, tout excité de voir le nombre de ses fidèles augmenter, et par la même occasion celui de ses points, prit bien soin de l’accueillir et ne voulant pas l’encombrer (elle l’est déjà assez comme ça) avec la gymnastique de la prière du premier coup, lui demanda gentiment de s’asseoir au fond de la salle derrière les hommes et les quelques trois femmes et de regarder ce beau monde accomplir le rite de la prière. Elle ne pouvait qu’accepter la proposition. Aussitôt le prêche et la prière terminés, l’imam accourut voir la nouvelle recrue et s’empressa tout enthousiaste de lui poser la question fatidique :
- Alors, comment tu as trouvé ça ?
Mélanie la dodue le regarda avec un sourire, et un regard qui brille comme celui qui vient de découvrir la vérité et de déchiffrer le mystère de l’univers et lui dit :
- Mon dieu, les gars icett ont vraiment de beaux derrières!
mercredi 13 janvier 2010
Périple costaricain (2)
Périple costaricain (2)
Reprendre la route, quitter la pura vida des Caraïbes pour celle du Pacifique en passant par les volcans du centre du pays. Turrialba, Poas, Arenal, etc. Malédiction ou malchance. Il aura fallu qu’on passe par là pour que le volcan se mette en éruption. Il est fermé, les habitants sont evacués. L'autre volcan se cache des vues sous une couronne de nuages. Son cratère est précieux, il ne se montre pas souvent. Mais dès qu’on lui a tourné le dos, un peu déçu, il a grogné. C’est un bruit bizarre. Mélange entre grognement et bruit de roches qu’on touille dans un recipient en acier. Énorme. Il est temps de partir et de quitter le monstre et ses hauteurs, ses nuages qui le préservent du regard curieux, ses orchidées blanches, roses et violettes, ses bambous et arbres géants. Sur la route vers l’Ouest, le climat se fait plus sec et la nature un peu moins présente. Le vert est même teinté de jaune. Mais les montagnes sont aussi imposantes qu’ailleurs. Champs de café, de cacao, d’ananas, moins de cocotiers, on quitte les côtes. Arrêt obligé dans la petite bourgade de Cañas. La ville est barricadée. Maisons sans jardin, façades de magasins, bâtiments, tout est grillagé jusqu’à la toiture en tuile. Les gens se font rares, le regard plus curieux. Point de touristes. Soudain, une vingtaine de motards en cuir passent et perturbent un instant le calme de Cañas. Les gens sont méfiants ici. Apparitions furtives, regards cachés derrière les barricades. On dirait une ville assiégée. Ville de trafics traversée par la route panaméricaine?
Reprendre la route, zigzaguer, freiner, admirer ce paysage qui s’étend tel un Eden généreux. Des pancartes de candidats aux élections présidentielles surplombent la route. Ils sont quatre candidats dans la plus vieille démocratie de l’Amérique latine et la seule qui a osé supprimer l’armée pour investir plus dans l’éducation. Les Ticos ne s’intéressent pas beaucoup à la politique. Pura vida. L’actuel président, Oscar Arias, prix Nobel de la paix, n’a pas l’intention de se représenter. Les autres, faisant toujours partie de la vingtaine de familles les plus riches du Costa Rica proposent des programmes divers. Luis Fishman le populiste table sur la sécurité et joue avec la fibre nationaliste pour pointer du doigt les Nicaraguayens qu’il accuse de délinquance. Ces derniers représentent 10% de la population et selon une étude du PNUD, 90% des infractions ont été commises par des Ticos… Bouc émissaire. Mais c’est Laura Chinchilla qui est favorite. Après le Chili, le Costa Rica? Les femmes ici sont plus actives qu’ailleurs dans le monde, mais dans ce climat de pura vida, tout devient relatif. La plupart de cette gente feminine possède un enfant avant l’âge de vingt ans. Elle l’élève seule, le père doit lui passer un peu d’argent de temps à autre. S’ils sont en famille, ils sont unis et leurs enfants sont leur richesse, leur fierté. J’ai cinq enfants, trois garçons et deux filles, nous lance fièrement un jeune homme dans la fin vingtaine.
On arrive à destination. Samara est une petite ville jetée sur la côte Pacifique. Une ville de surfeurs, calme et touristique. Tout transpire la pura vida mais dans sa version moins agitée que Puerto Viejo et son ambiance rasta jamaïcaine. La nature reprend vite le dessus. Singes hurleurs en grand nombre, papaye juteuse, mangue douce et crémeuse, ananas délicieux, jus de noix de coco frais. Pura vida. Premiers cours de surf. Le moniteur me demande d’où je viens. De Tùnez. J’en ai jamais entendu parler, me lance-t-il avec indifférence. Les filles insistent du regard. La prostitution est légale ici. Des filles mères au corps huilé, sculpté par les vagues du Pacifique et moulé dans un bikini string bronzent tranquillement sur les plages très larges du Pacifique en compagnie de leurs fils de 5, 6, 7, 8 ans. La mer est calme le matin, les vagues se montrent avec la marée haute l’après midi et avec elles la horde de surfeurs. Les débutants se mettent à l’affût de la première vague, les initiés attendent la plus grosse. Pura vida. Deux surfeurs québécois sortent de l’eau: C’est ço la pouro vido man! Dit le premier.
Le soir, une fête foraine, les paysans des quatre coins de la région affluent. Une corrida un peu trash. Ça suinte l’alcool. Ambiance d’émeute, de bagarre générale, de viol collectif sur les jeunes filles en short demi fesses… rien de tout cela. Malgré la foule, l’alcool, l’adrénaline provoquée par les taureaux et canalisée par les rancheros, le sex appeal des filles, rien ne se passe. Décidément, nous ne sommes pas en Égypte. Police présente partout, gilets par balles et mitraillettes. Hola, hola! Tout le monde se salue. Chouros chauds, boisson d’hibiscus, bière locale, grande piste de dance aménagée, etc. Pura vida.
Comme les éternels nomades, nous reprenons la route vers la capitale. Nous enchaînons les kilomètres, munis d’un GPS nord américain non configuré sur les routes costaricaines et dont seul le localisateur nous permet de voir si nous sommes dans la bonne direction et quand est-ce qu’il faut tourner. Arrivés à la banlieue huppée Alajuela. Villas barricadées, grillages hauts couronnés de barbelés. De petites casernes dans ce pays sans armée. On nous conseille de circuler à plus de deux personnes, à cacher tout signe de richesse, à mettre la voiture dans un abri gardé 24/24. Ambiance de guerre. On nous déconseille de traîner après 22h. Le centre ville de San José est très animé. Plusieurs rues piétonnes s’entrecroisent. Des gens travaillent, d’autres se baladent. Très peu de touristes. Ces derniers préfèrent la côte et ne veulent pas s’aventurer dans cette ville à la réputation dangereuse. On se sent bien ici, point d’insécurité. La police est partout. Les gens sont aussi souriants et chaleureux que sur les côtes. Le service est excellent dans les restos populaires du marché central. On fond dans la masse. On passe pour des gens du coin. C’est l’accent qui nous trahit. Musée de l’or et de l’art précolombien. Architecture coloniale. Librairies, enfin, des livres! Figues confites, cacao en poudre, café moka sublime, etc. Je rencontre l’inventeur d’un jeu spécial. Un mélange entre la pétanque et les échecs. Il est content de me montrer son certificat de propriété. Il passe ses journées dans la place publique à expliquer son jeu et laisse les enfants et les passants l’essayer. Barbe blanche jusqu’à la poitrine, peau tannée par le soleil, sourire plein de sagesse. Il me serre la main et me lance la fameuse pura vida. Il est temps de partir à contrecoeur. Nous saluons l’Allemande qui tient un petit hôtel et qui vit ici avec son mari depuis quatorze ans. Elle nous dit: poukha vita! En nous souhaitant beaucoup de chance et en nous prévenant des nouvelles mesures de sécurité dans les aéroports nous disant qu’il faut arriver plus tôt. C’est l’alerte rouge quelques jours après qu’un jeune écervelé a tenté de faire sauter un avion. Pourrie vida…

