vendredi 24 août 2012
Bienveni en Tinisie 2
mercredi 20 avril 2011
Je suis arabe, mais...

La calligraphie est de Hassan Massoudy, 1984.
Je suis arabe, et le fado m’émeut, les mets peuls m'émoustillent
Je suis arabe, et la sagesse hindoue m’interpelle, la Natura rerum des Inuits, Cris, Incas et Aztèques m’enchante
Je suis arabe, et la philosophie allemande me fait réfléchir, la sensualité méditerranéenne m’enivre
Je suis arabe, et Thomas Sankara me montre un modèle, la discipline japonaise m’impressionne
Je suis arabe, et le savoir vivre italien m’inspire, la culture française m’occupe
Je suis arabe et la passion brésilienne me touche, la révolution tranquille des Québécois me donne de l’espoir
Je suis arabe et le cinéma italien, français, brésilien, japonais, burkinabé, méditerranéen et allemand me montre le sublime chemin, la mer caribéenne, rouge, méditerranéenne, pacifique, atlantique me contient et m’absorbe dans son utérus.
Je suis arabe et point, ce n’est pas tout.
vendredi 8 avril 2011
النوري بوزيد ضرب روحو وحده

النوري بوزيد ضرب روحو وحده و يكذب على العباد. يحب يسترجع شهرته بعد
تصريحاته إلّي تحرّض على ثقافة العهر. تصوّرو صبية تسمعو ولّا تتفرّجلو على أفلامه، مو ممبعد تمشي تحلّ ساقيها و عينيها مغمّضة. عاد سي السيد يحب يظهر كضحية و ملقاش حلّ آخر غير تشليط راسو باش يوحّلوها في الإخوان الشرفاء إلي ينبذو العنف. أمّا بعد، فستتجلّى الحقيقة و يبان الباطل و يفهم إلي بابوره زفّر. وهكاكة يخلّي لبلاصة لسنمائيين مستقلين عن الغرب الكافر الفاسق باش يعملوننا أفلام تدعوا إلى الأخلاق الحميدة و العلجية و الحورية إلى أن يتمّ بإذن الله و الغنوشي القضاء تدريجيا على هذا الفن و غيره لأنه حرام زقّوم. وإلّي موش عاجبو نكسّرولو فمّو بقدرة الخالق.
samedi 22 mai 2010
الرّسّام, السّاخر و الرّسول

vendredi 30 avril 2010
Bienvenie en Tinisie
Survoler côtes de Sardaigne, eau limpide qui invite foetus à y retourner, ciel bleu mer complice, île de La Galite jetée seule comme une exilée entre deux terres, côtes de Bizerte, Golfe de Tunis, marécages, eau stagnante jonchée de détritus.
Villas somptueuses avec piscines, aéroport qui baille, personnel à bedaine fumant et discutant de foot, regardant montre chaque minute, température enveloppante, chaleureuse, gueule de bois de douanier frustré de voir autant de voyageurs alors qu'il est cloîtré dans sa boîte, taxiste paresseux, cupide et escroc, voitures rebelles contrastant avec esprits agneaux, feu rouge blasphémé, rues exigües où s'entassent chevaux mécaniques énervés, odeur de naphtaline psychotrope.
Bâtisses lugubres, tour arrogante avec grande inscription en rouge qui la surplombe: République de Connards Demi-crottes, guichets automatiques squattés par des chômeurs le soir, chats errants aux yeux qui brillent, chats noirs disparus pour sorcellerie, servant de recette, de GPS Tracker de trésors phéniciens enfouis sous les maisons décrépies.
Femmes emmitouflées, connasses consentantes, auto-oppression, vagins déambulant sous le regard salace des chichas installées sur trottoir devenu terrasse, mots invoquant dieu riment avec geste permanent obscène, tripotage de bite, vérification inconsciente, résidus du trauma d'une ablation fêtée en grande pompe, quelques jeans moulants jetant un défi à une société de plus en plus conformiste.
Petite fille couchée au milieu du GP1 pendant que le frère tente d'écouler les quelques pains tabouna, Bentley coupée, Cayenne vrombissante, insouciance générale, grands posters d'un vieux con aux cheveux teints et au visage maquillé tel une momie qui se croit Pharaon.
Marché aux poissons, plage calme et propre, mer un peu froide mais accueillante.
Connards de barbus cafteurs qui surveillent, voisinage curieux et féru de commérages, regards curieux, fruits exquis, fenouils frais, générosité indétrônable des connaissances, fous-sages errants, gens ordinaires en camisoles de force invisibles à l'oeil nu, mouettes et flamands se régalant dans la vase, appels à la prière, feuilletons turcs lobotomisants, prêcheur poussiéreux bavant sur des milliers de téléviseurs.
Plongée dans une eau froide, universitaires vendus, d'autres brillants, historien payé pour dire des bêtises, intellectuels engagés, jeunes cinéastes de talent, Familia Production au plus haut de son art, acteurs imposants, courant dans tous les sens sur une scène trop contraignante, retrouvailles.
Chauffeur de taxi craignant les attaques de nuit, plantant tournevis dans tableau de bord, gamin rackettant, Valium, psychotrope des pauvres, dinde, bouffe d'un peuple apathique.
Étudiants africains sapés, insouciants du regard méprisant, touristes espagnols dans la Médina, assaillis par des vendeurs désespérés.
Lagune, colline, route mal goudronnée, policiers écrivant des SMS à une fiancée insatisfaite, moustache et bedaine débordantes, bienvenie en Tinisie.
Chemin du retour, du redépart, du réexil après le désexil, du taghrib, du chemin de l'Occident mécréant, douanes, avions, volcan évité, etc.
vendredi 19 mars 2010
La porte du paradis

Apollon le prend pour un simple récipient;
Agrippa lui confère un statut supérieur;
la Bible le nie et lui substitue la côte d'Adam;
l'Église en fait un objet infâme;
dans le Coran, il est une terre fertile à labourer;
Rabelais l'érige en mur contre les invasions;
Lautréamont en fait la porte de la torture,
Courbet le nomme origine du monde;
Freud l'analyse comme négativité, absence de phallus;
Rank le rétablit en porte de sortie du paradis perdu, lieu du trauma originel;
Mauriac le craint et le qualifie d'abjection;
Eve Ensler le fait monologuer;
Almodovar réduit l'homme et l'y fait réintroduire;
Lichtenstein le pourvoit de dents et le transforme en tueur;
Lars Von Trier le filme en pleine automutilation, etc.
Qu'on le chérisse ou bannisse, il demeure stoïque, toujours-là, parce que c'est de lui que les humains viennent et c'est à travers lui que les hommes désirent retourner à leur paradis perdu. Vénérez-le ou haïssez-le, mais n'oubliez pas qu'il appartient à quelqu'un, à une personne qui le porte bien et qui doit en être fière.
dimanche 28 février 2010
Post-féminisme et misandrie

samedi 9 mai 2009
Arabophobie et francophilie
Débat de la 4e séance from CELAT on Vimeo.
jeudi 23 avril 2009
La censure sociale comme motif de création. Le cas de Making of de Nouri Bouzid
