dimanche 18 septembre 2011
Impasse électorale pour les Tunisiens du Canada ou comment un Etat de droit peut incarner en toute justice l'injustice à l'état pur.
dimanche 16 janvier 2011
La Révolution est en marche, ne l'arrêtez pas!

URGENT
Concitoyens!
La Révolution n'est qu'à son début et pour ne pas la faire avorter, il ne faut pas tomber dans la barbarie, les règlements de compte et le lynchage public. Laissez la justice faire son travail en temps et lieu et pensez à votre propre sécurité et à celle de votre entourage (Besoins physiologiques, besoins de sécurité - La pyramide des besoins selon Maslow-). Commencez à bâtir votre nouvelle société civile qui ne naîtra pas du jour au lendemain. Acceptez le nouveau gouvernement de salut, il n'est que provisoire et préparez-vous pour les vraies premières élections bientôt (Besoins d'appartenance, besoins d'estime et besoins de réalisation - La pyramide des besoins selon Maslow-).
Photo prise de : http://thalasolidaire.over-blog.com/25-categorie-11764639.html
Lettre d'un ami Roumain
Il se passe trop de choses en ce moment et je ne sais pas quoi dire. Je publie donc la lettre d'un ami roumain qui l'a envoyée à quelques uns de ses amis tunisiens, telle quelle:
Je suis comme tout le monde les mouvements de révolte dans votre pays et j'espère que la violence et la colère laisseront place rapidement à la pensée raisonnée et aux actions intelligentes qui s'imposent dans ces moments de crise. Je ne peux m'empêcher de penser à la révolution Roumaine de 1989 qui a commencé pareil, par un élan populaire, par l'espoir d'une poignée de jeunes qui sont sortis dans la rue pour dire C'EST ASSEZ. De la même manière, les Roumains ont cru à la spontanéité de leur révolte et de la même manière l’enthousiasme les a embrasés et les a rendus plus forts et plus convaincus qu'il peuvent réaliser ensemble n'importe quel exploit. L'enthousiasme les a rendus malheureusement également moins vigilants et ils ont mis toute cette force et toute cette énergie dans les mains de la première personne qui est venue leur dire qu'il peuvent construire une nouvelle Roumanie. sans se questionner sur le passé de cette personne ou sur la vérité de ses propos. Comme la Tunisie, la Roumanie avait une situation macro économique très avantageuse au moment de la révolution: aucune dette externe et une industrie boiteuse il est vrai mais qui aurait pu être facilement restructurée. La suite on la connait. Les anciens loups déguisés en agneaux du renouveau ont tout mis en pièces et se sont bâti les plus grandes fortunes du pays. Privatisation à grande échelle: la flotte commerciale, la société de l'exploitation du pétrole, l'industrie de l'automobile, etc tout y est passé pour des prix dérisoires et de grosses commissions ont rempli les poches de ceux qui se sont chargés à 'reconstruire' la Roumanie. Je me suis éparpillé un peu mais tout ça pour vous dire que j'espère de tout mon coeur que l'enthousiasme qui habite maintenant chacun de vous sera bien acheminé et construira, comme quelqu'un disait sur Radio-Canada, cette Tunisie, modèle d'ouverture et de démocratie pour tous les pays du Maghreb et de l'Afrique.
samedi 8 janvier 2011
Louage, discours du président et vérité
Il y a quelques années déjà, je prenais le louage de Tunis en direction de Kélibia. Nous n’étions pas loin d’une dizaine de personnes et le chauffeur avait allègrement réglé la fréquence FM sur la nouvelle station de radio de laquelle une musique pop de tous bords était diffusée, quand, tout à coup, tout fut interrompu par les nouvelles. Et après quelques phrases déclamées d’une façon dynamique qui reflétait le style de la station, la voix du président prit place pour une diffusion intégrale de son discours. Je sentis, à ce moment-là, le malaise du chauffeur qui n’osait ni changer de station ni baisser le volume de peur d’être dénoncé par un des passagers. Ce qui me fit penser à des discussions avec des amis roumains qui vécurent sous l’ère Ceauşescu et qui me racontaient le climat de surveillance, de peur et de méfiance qui régnait au sein même de la famille. Quelques minutes passèrent comme des siècles et, exaspéré par ce discours monotone et surtout par la vacuité des phrases récitées, je pris la décision d’agir. Je demandai alors gentiment au chauffeur, mais à haute voix, puisque j’étais assis en arrière, de baisser le son. Ce dernier me jeta un regard mêlé de crainte et de délivrance, comme pour dire à tout le monde qu’il n’était aucunement responsable de cet acte et il baissa le volume jusqu’à ce qu’il fût à peine audible. Cependant, tout le long du trajet, personne ne prononça un mot et le chauffeur n’osa plus toucher sa radio comme si elle était électrifiée. En arrivant à Kélibia, les passagers se pressèrent de descendre et deux d’entre eux se mirent dans un coin derrière la voiture de louage et prirent soin de bien me dévisager. Cette scène-là me revient aujourd’hui, et je me pose la question si, dans l’état actuel des choses, un tel geste aurait autant d’impact sur l’esprit des gens ou pas.
jeudi 30 décembre 2010
Fantasme movuphobe

Corruption
Copinage
Clientélisme
Favoritisme
Régionalisme
Vols
Détournement
Mensonges
Langue de bois
Lèche-culs
Falsification
Censure
Arrestations
Kidnappings
Torture
Tabassage
détroussement
Emprisonnement
Affaires montées de toute pièce
Agressions
Intimidations
Humiliation
Répression
Meurtres
Viols...
Une simple marche par million vers le palais de Carthage mettrait fin à tous ces termes.
mercredi 29 décembre 2010
Movutu et le téléphone
mardi 28 septembre 2010
Ness nesma et la rigueur
Je me suis amusé à relever les fautes dans le court texte publié sur le site de Nessma TV. Évidemment, il faut tout réécrire, mais je me suis juste contenté de corriger les fautes de langue.
Voici le texte d'origine:
http://www.nessma.tv/
« Essma Ben Hmida, Zied Mhirsi et Olfa Youssef, etaient parmi les intervenants du TEDx Carthage, qui a eu lieu le 25 septembre 2010 à la cité des sciences de Tunis. TEDx Carthage est un programme lié à TED (Technology Entertainment Design) une importante rencontre qui est définit comme « propagateur d'idées », et met gratuitement à la disposition du public les meilleures conférences sur son site Web. Les exposés au TED couvrent un large éventail de sujets, tel que la science, les arts, la politique, les questions mondiales, l'architecture, la musique et plusieurs autres sphères de compétences. Les intervenants eux-mêmes sont d'une grande variété de disciplines.»
Et le texte révisé:
« Essma Ben Hmida, Zied Mhirsi et Olfa Youssef, étaient parmi les intervenants du TEDx Carthage, qui a eu lieu le 25 septembre 2010 à la cité des sciences de Tunis. TEDx Carthage dont les trois premières lettres renvoient à est un programme lié à TED (Technology Entertainment Design) est une importante rencontre qui est se définit comme « propagateur d'idées ». Les responsables de cette manifestation mettent , et met gratuitement à la disposition du public les meilleures une sélection des meilleures conférences sur son site Web. Les exposés au TED couvrent un large éventail de sujets, tels que la science, les arts, la politique, les questions mondiales, l'architecture, la musique et plusieurs autres sphères de compétences domaines de spécialisation dont sont issus les . Les intervenants. eux-mêmes sont d'une grande variété de disciplines. »
lundi 2 août 2010
Tunazie
Des voleurs bandits protégés par le gouvernement font et défont la loi en toute impunité, les Tunisiens dorment.
Des barbus lobotomisent les esprits, les Tunisiens dorment et approuvent.
Alcool au volant, sujet tabou, on ne boit pas en Tunisie, donc on n'en parle pas.
Des complexés font le coq en voiture et défient le code de la route, on se plaint mais on fait comme eux.
Des déchets jonchent les rues et les lieux publics, on s'indigne et on continue à en jeter.
Des gens corrompus à tous les niveaux, on râle mais on ne se demande pas qui est le corrupteur.
Des femmes battues et cloîtrées, harcelées au travail, surveillées comme des gamins et critiquées sur chacun de leurs mouvements, leurs habits, leur façon de rire et de marcher, on ne bronche pas.
Un pays qui va à reculons et on ne se demande pas pourquoi et si on est responsable, consommateur à la con de tout ce qui est prêt, prêt à porter importé, prêt à penser importé, prêt à manger, etc.
Incivilité à tout bout de champ, on pointe l'autre mais jamais soi.
Des journalistes emprisonnés, seule une poignée ose protester, etc. etc. etc.
Mais quand un chanteur de patrimoine tunisien fait du lèche-cul au Premier ministre israélien (mais aussi au président tunisien), tout le monde monte aux barricades et crie sa haine. Des relents de nazisme se font même ressentir. Appel au retrait de la nationalité tunisienne, appel au meurtre, insultes antijuives, groupes qui s'organisent sur Facebook et qui ramassent 100 fois plus d'adhérents que les causes civiles. Que se passe-t-il? manque de liberté d'expression? haine enfouie? frustrations sexuelles, sociales, financières? racisme exacerbé? Je ne sais plus quoi en penser.
Mohsen Cherif (que je ne connaissais pas auparavant) n'est qu'un chanteur comme les autres, lèche-cul comme les autres, il a juste un cul de plus, un cul de trop à lécher et c'est toute la merde enfouie qui rejaillit, éclabousse et montre le fond marécageux, pourri et nauséabond d'une collectivité moribonde, sclérosée et affligée par ses propres actes.
lundi 31 mai 2010
Bendir Man
dimanche 28 février 2010
Post-féminisme et misandrie

lundi 11 janvier 2010
Périple costa ricain
Périple costa ricain
Alajuela, San José, direction Limon, Puerto Viejo. Six heures de route pour faire 250 km, pour serpenter entre les montagnes aux sommets nuageux, les volcans aux cratères nerveux. Six heures de route sans indications ou presque. Nature luxuriante, forêts tropicales, paysages qui défilent et défient un oeil trop peu habitué. Des piétons, faute d’espace grignoté par la nature, marchent au bord de la route. Des vélos aux guidons très longs et larges circulent lentement. Une pluie torrentielle s’abat tout d’un coup pour laisser le soleil réapparaître quelques instants après. La nuit tombe vite à mesure que les virages s’accentuent. Des cratères dans la route font bondir la voiture et faillent nous projeter. Seraient-ce les dernières éruptions qui en sont responsables? Mystère. Les kilomètres défilent à un rythme lent. Pura vida! Nous arrivons à destination, exténués. Petit coin de Rasta fari, musique reggae berçante, les gens, nonchalants, se baladent. Les femmes, jeunes, vieilles, belles, moches, grosses, minces, brunes, noires, blondes, arborent fièrement un mini short et une petite camisole au décolleté étourdissant. Odeur de marijuana, de rhum, d’air salé, de nature fraîche et humide. Humer cet air et raviver ses poumons, fermer les yeux et se laisser emporter par cette ambiance zen. Pura vida. Pas facile de se diriger dans les petits sentiers du début de la jungle. Le monsieur qui nous accueille est un Français dans la cinquantaine. Barbe grisonnante, cheveux hirsutes, des touffes de poils blancs lui poussent sur les épaules, comme le lichens et les lianes dans les arbres. Une odeur de sueur bien imprégnée, vieillie par le temps émane en effluves. Cela tient les moustiques éloignés, paraît-il. Ils nous dirige avec une torche. A peine sortis de la voiture, nous nous trouvons vite dans les bras de la nature avec des branchages qui nous lèchent et un bruit faunique mystérieux. Cris de lézards, hurlements de singes, chants de cigales, hululements de chouettes et toutes sortes de grognements, de sifflements, de couinements, de grésillements et de sons bizarres nous préviennent de leur présence. Attention! Vous devez respecter le territoire des autres et fondre dans la nature tel un animal quelconque. Le lendemain matin, réveillé par les impressionnants hurlements de singes qui retentissent dans les quatre coins de la jungle à cinq heures du matin, je commence à lire. Puis je ferme le livre. Non, je ne veux pas faire mon Gide au Congo. René qui se fait appeler Juan, pour se donner une couleur locale alors qu’il baragouine quelques mots en espagnol, me propose de faire un petit tour et de me montrer les bons spots. Je grimpe dans le pick up et la même odeur de sueur imprégnée cette fois-ci dans les sièges de l’auto me coupe le souffle net. On fait deux cents mètres – ici, tout se calcule au mètre près, sinon tu te perds – et on arrête. On descend et René pointe un arbre d’une longueur interminable. Je ne vois rien. Il me précise où regarder. Toujours rien. Je n’ai pas encore l’oeil. Je finis par remarquer un paresseux qui glande sur une branche. Il fait à peine un mouvement par heure. Très curieuse rencontre. On s’enfonce dans la forêt et, après quelques foulées, une magnifique plage bordée de cocotiers s’étend devant mon regard crédule et ébahi. À gauche, quelques vautours semblent attendre.
- Ils attendent qu’on meure. Me lance René avec un sourire cynique.
Il fait quelques pas et ramasse un fruit tombé par terre. Un mélange entre une patate et une figue de barbarie. C’est un nenni, me dit-il. Il le presse pour qu’il s’ouvre et me demande de le humer. Une odeur fétide s’y échappe, mais comme il semble enthousiaste à me faire découvrir un nouveau fruit, je me contente de lui dire que c’est spécial comme odeur.
- C’est spécial! C’est dégueulasse! Ça te donne envie de gerber. On dit que c’est un super medicament, mais il faut être très mal en point pour bouffer cette merde.
Je commence à saisir le personnage. On rebrousse chemin et on reprend la route vers une autre plage. Je remarque à ma gauche une machette calée entre mon siège et la boîte de vitesse.
- C’est utile une machette ici?
- Ah oui. Et je m’en sers souvent. Lance-t-il sur un ton déterminé comme pour laisser planer un mystère.
Je regarde les Ticos, les Costa Ricains, passer sur le bord de la route.
- Et les rapports avec les gens ici se passent bien?
Il ne me répond pas et arrête la voiture net au milieu de la piste. Il me montre un iguane couché sur une branche. Après, il m’indique quelques restaurants et une épicerie tenus tous par des Européens. Des Français, Allemands, Suisses, etc. René, c’est le réseau européen. Je l’ai compris plus tard quand j’ai découvert le réseau américain.
- Mais les Ticos ne possèdent rien chez eux!
- Il fait une moue de dégoût. Non, ils n’aiment pas travailler.
Je regarde les gens marcher, ils nous envoient la main avec un sourire, mais ils sont invisibles pour René.
Il est sept heures du matin et le soleil est bien planté au coeur du ciel. René se penche pour ramasser quelques noix de coco tombées la veille.
- Merde, ils ont tout bouffé, fait chier! On est arrivé un peu tard. Si tu veux avoir la paix, il faut venir tôt à la plage, parce qu’après c’est la cohue. Il suffit de trouver trois ou quatre personnes et tu n’es plus en paix.
René est né au Gabon. Il est fils de colon et aime la nature sauvage. Nous quittons René sans regret et nous reprenons la route, sur un coup de tête, vers le Panama. Nous dévalons les pentes, épousons les courbes, surplombons les nuages, zigzaguons entre les cratères de la route. Des bananeraies, des champs d’ananas, de café et de cacao, bordés de cocotiers et d’arbres divers et inconnus pour moi, sétendent à perte de vue. Des hommes avec des machettes marchent tout le long de la route. Ils coupent l’herbe et la végétation qui veulent empiéter sur la chaussée. La population change de traits. Les gens sont trapus, aux traits typés, à la peau tannée. Ils sont les descendants de ceux qui se sont fait appeler par erreur des Indiens, eux-mêmes descendants de Mongols venus il y a sept mille ans du Pacifique. Des cabanes sur pilotis sont éparpillées à travers champs et plantations. Les maîtres des lieux, les riches propriétaires, préfèrent garder leurs ouvriers sur place. Exploitation permanente d’un peuple que les conquistadors n’ont pas réussi à exterminer. Ce sont les mêmes descendants d’Espagnols qui possèdent les terres. Ils fournissent une bonne partie du marché nord américain et européen en café, cacao, bananes et ananas. Les habitants de la région, eux, se nourrissent de riz et de fèves. Quelques poules courent dans tous les sens. Des chiens traversent nonchalemment la route, obligeant les conducteurs à freiner, à zigzaguer. Le chien est respecté ici. C’est la vache sacrée du Costa Rica. Tout le monde en possède un. Il est ainsi facile de reconnaître les touristes. Ils n’ont pas de chien. La route goudronnée s’interrompt sans préavis pour laisser place à une piste cahoteuse et bordée de ravins. Nous avançons tel un paresseux. Nous arrivons finalement aux frontières. Longue file d’attente. Ni les douaniers ticos ni les panaméens ne parlent anglais. Nous doublons d’effort pour les comprendre et répondre tant bien que mal dans un espagnol approximatif à leurs questions. Après trois heures d’attente au bord d’un pont qui servait jadis de chemin de fer et par où passent désormais tous les camions de marchandises diverses, légumes, fruits, vêtements et probablement cocaïne et marijuana, la douanière ouvre mon passeport, puis le referme et le retourne. Elle ne comprend pas dans quel sens il faut l’ouvrir et finit, après d’âpres tentatives, par saisir le sens des pages. De droite à gauche. Quelle bizarrerie, devait-elle se dire. Elle s’arrête un moment. Pousse un soupir et compose un numéro. Je saisis des parcelles de la conversation. Elle demande si j’ai besoin d’un visa. Je dois être le premier Tunisien qui passe devant elle. Muni de ma carte de resident permanent au Canada, je lui fais comprendre que je n’ai pas besoin de visa. Mais elle ne veut rien savoir. Elle attend les ordres. Une demi-heure d’attente lente et pénible. J’ai eu au moins le privilège d’entrer dans la salle climatisée et de m’asseoir derrière elle pendant que les gens défilent sous la chaleur et le produit toxique dont on asperge les camions pour les désinfecter de je ne sais quoi. La douanière engueule les Américains en espagnol. Elle leur ordonne d’aller vite acheter un visa à côté et de revenir faire la file. Les Américains s’exécutent et répondent en espagnol, tête baissée. La réponse tombe. La femme se tourne vers moi, me tend mes papiers et esquisse un sourire en me souhaitant de passer une bonne journée. J’ai du mal à croire.
La physionomie des Panaméens est différente. Trapus, mâchoires saillantes, habillés comme des gangsters, ils ont le regard dur. Ils sont plus proches des Colombiens que des Ticos. Des images de la prison de la série Prison Break me sautent aux yeux. Le casting est fidèle à la réalité. Le look typique du Panaméen: un tee-shirt ouvert sans manches, des tatouages sur les bras, une grosse chaîne en or, un short long et des baskets. Crâne rasé et démarche de pitbull. Méfiez-vous des apparences.
Après deux jours passés à visiter les différentes îles de Bocas del Toro, toutes aussi belles les unes que les autres et aussi bien conservées et épargnées par le béton, parmi les jeunes Américains venus surfer et plonger, retour au Costa Rica qui nous manque déjà. La pura vida nous rappelle.
Pamela dit qu’elle est née aux États-unis, a grandi au Panama et vit maitenant depuis vingt ans au Costa Rica. Elle tient un bed and breakfast, fait une excellente confiture de carambole, des bananes plantains flambées, déteste la politique américaine qui l’a fait quitter ce pays-là et voue une admiration profonde à son pays d’accueil. Elle a les yeux bleu clair, un sourire qui laisse voir de belles rides et un éclat rayonne son visage de soixante dix ans. Pamela est une belle personne, captivante et elle a un charme de grand-mère.
Expédition seuls dans la jungle où la pluie torrentielle de la veille a laissé ses traces. Fourmis rouges qui piquent, araignées colorées, migales dévoreuses et poilues. Lézards qui se cachent dès que nos pas écrasent les feuilles qui jonchent le petit sentier. Gazouillements d’oiseaux étranges, glatissements d’aigles, coassements de grenouilles, bourdonnements divers, chants de petits perroquets verts en groupe, toucan perché qui nous regarde du haut de son long bec pointu et coloré. Sifflements de serpents, hurlements de singes, mimosa sensitive dont les feuilles se referment au moindre toucher pour se protéger des éventuels dangers. Grenouilles minuscules, fourmis qui portent, en fil indienne, des feuilles trois fois plus grosses qu'elles. Un animal bizarre, mélange de sanglier et de lièvre saute devant nous. Nous sommes perdus. Trois heures d’errance. Nous retrouvons enfin les baies paradisiaques de Manzanillo... (À suivre).
dimanche 29 novembre 2009
Minarets et angoisse de castration

jeudi 23 avril 2009
La censure sociale comme motif de création. Le cas de Making of de Nouri Bouzid

vendredi 27 février 2009
Énoncé de l’errance et errance de l’énonciation dans Harrouda de Tahar Ben Jelloun
Voici mon article paru dans la revue Equinoxe de l'Université Brown. Cliquez ici pour le lire.
mercredi 25 février 2009
mardi 24 février 2009
L'ALEXANDRIE DE CHAHINE: ENTRE MYTHE ET RÉALITÉ
ICI SE TROUVE UN ARTICLE QUE J'AI ÉCRIT SUR CHAHINEIL Y A QUELQUES ANNÉES. AUJOURD'HUI, AVEC LE RECUL, JE CONSTATE QU'IL COMPORTE QUELQUES MALADRESSES.
