vendredi 24 août 2012
Bienveni en Tinisie 2
mercredi 22 juin 2011
الخلّاص و العشرة فرنك
ـ سامحني خويا.)طفّاني(، سامحني، يخّي مش قتلي دينار و أربعين؟ مالى ناقص 10 فرنك.
كي سمعني شنّعتها و العباد الكلّ سمعوني، تلفّتلي و قالّي بكل محقرانيّة و و قاحة:
ـ تي على 10 فرنك قلبت الدنيا؟ هاي 10.
و رمى العشرة في يدّي و تهكّم.
ـ إين نعم، على 10 نقلب الدنيا، ماهمش فلوس؟ و إنت بانى حق تحطّها في جيبك. و تعمل هكّاكه مع 50 واحد في النّهار، قدّاش إطّلّع في اللّخّر؟
الرّاجل بدى يتسومم و قالّي برّى إشكي. إينعم، نشكي بيك على 10 فرنك. غزرلي:
ـ يخّي حاكم إنت؟
ـ علاه، ما فمّا كان الحاكم يشكي؟ آنا مواطن نعرف حقوقي.
كي شافني لساني طويل و جايب ما عندي على 10 فرنك، دوّر وجهو و مشى. تلفّتت للنّاس إلّي بجنبي، و أغلبيّتهم عمّال في المعامل، و حسّيت بنظرة مساندة )ممكن فمّا فيهم إلّي يضحك عليّ، أما حسّيت إلّي فرهدتلهم على قلوبهم(. كي جات المحطّة متاعي و عرفوني مانركبش ديما فالكار، و لّا راني ولّيت مهبول، قالولي هاذية المحطّة متاعك.
نجيوا توّة للتّفسير باش مايفهمني حدّ بالغالط. علاش شدّيت صحيح في 10، إلّي في العادة التاكسيست نخلّيلو 500 بوربوار؟ على خاطر السّيّد حبّ يطفّي الضّوء. و كان قالّي ماعندوش صرف السّماح. و حبّيت عالمبدأ نورّيه إلّي ماينجّمش يقلب النّاس هكّاكه. كلّمتو بكلّ هدوء ماللّول، اما كي رمالي ال10 و يتهكّم، و قتها هبلت عليه. كنت إنّجّم نطفّي الضّوء، يخّي 10 فرنك بش تزيد فيّ حاجة.
mercredi 20 avril 2011
Je suis arabe, mais...

La calligraphie est de Hassan Massoudy, 1984.
Je suis arabe, et le fado m’émeut, les mets peuls m'émoustillent
Je suis arabe, et la sagesse hindoue m’interpelle, la Natura rerum des Inuits, Cris, Incas et Aztèques m’enchante
Je suis arabe, et la philosophie allemande me fait réfléchir, la sensualité méditerranéenne m’enivre
Je suis arabe, et Thomas Sankara me montre un modèle, la discipline japonaise m’impressionne
Je suis arabe, et le savoir vivre italien m’inspire, la culture française m’occupe
Je suis arabe et la passion brésilienne me touche, la révolution tranquille des Québécois me donne de l’espoir
Je suis arabe et le cinéma italien, français, brésilien, japonais, burkinabé, méditerranéen et allemand me montre le sublime chemin, la mer caribéenne, rouge, méditerranéenne, pacifique, atlantique me contient et m’absorbe dans son utérus.
Je suis arabe et point, ce n’est pas tout.
vendredi 21 janvier 2011
La Révolution de Sidi Bouzid... à Sidi Bousaïd
© Copyright 3loullou
La dernière pièce de Jaïbi l’avait prédite,
Ce n’est plus Théâtre qui imite Réalité, mais bien Réalité qui concrétise celui-ci et le met en scène.
Révolution du jasmin disent certains,
Révolution des Libres disent d’autres,
Peu importe Nom de baptême, Révolution a lieu et se poursuit tel Raz-de-marée, Déferlante, Tsunami qui emporte avec lui Banditisme d’État.
Tout n’a pas commencé par Bidon d’essence, mais bien par Dissidence diffuse et toujours là, matée, infiltrée, harcelée, emprisonnée, torturée.
Après Tracts, vient Web qui propage Graine de Résistance.
Webzines, Blogging, Caricatures, Twitter, Facebook, Wikileaks. Quelque chose se prépare.
Puis, tombe Goutte d’essence qui fait brûler Vase, qui fait remonter Vase et Bouse à la surface.
Confiscation, Mépris, Gifle, Humiliation. Suicide politique marque Révolution citoyenne.
Attroupement devant Municipalité, Mécontentement auquel répond Mépris sadique,
Colère à laquelle répond Répression policière tyrannique,
Protestation et Révolte.
Nom de Sidi Bouzid! Saint du père de Zid, zid comme l’impératif rajoute, encore,
- Frappe-moi encore, vas-y, je ne fléchirai guère devant ta matraque et tes bombes lacrymogènes. Mes larmes coulent déjà et rien ne saura les arrêter. Clame fièrement et fermement Population indignée du Saint du père qui en rajoute.
Révolte est contagieuse, dit-on. Localités du centre ouest s’embrasent tel un Bouazizi, Père de mon chéri.
Chéries soient-elles ces prémices, Offrande à la Divinité de la Révolte.
Germe.
Gouvernement nullement inquiet, trop occupé à amasser Richesses. Voilà un autre Redeyef, se disent Charognards.
- Matez-moi cette bande de voyous, mettez-les en prison, tabassez-les et s’il le faut, tuez-les! Oui, chargez et tirez! C’est la seule solution pour que les autres se calment.
Poudrière si bien transportée par Vent de révolte,
Révolte essaime et devient Insurrection qui devient Soulèvement qui devient Révolution.
- Chargez! Tirez! Visez Tête et Cœur! Faut arrêter ces minables! Ils font chier! Sors, maintenant! Je veux que ça se calme! Momie est fâchée.
- Les foyers de résistance se multiplient. Selon nos sources, le vent de la révolte risque de contaminer tout le pays.
- Mais tirez, bon sang!
Gorges étouffées,
Yeux enflammés,
Membres violentés par Coups de matraque,
Cœur percé par Balle,
Tête transpercée par Balle,
Sang gicle,
Cervelle déchiquetée,
Œil crevé,
Membres amputés,
Morts,
Cadavres,
Morgues pleines,
Médecins débordés,
Mères éplorées,
Cercueils pris d’assaut,
Funérailles mitraillées,
Cadavres criblés,
Corps chassés comme Gibier,
Âmes pourchassées comme Sorciers.
Tristesse, Amertume, Colère, Rage, Révolte, Protestation, Révolution,
Slogans politiques scandés, Régime visé, Clan mafieux injurié,
Défoulement pacifique auquel répond Sifflement de balles.
Gens indifférents commencent à s’inquiéter,
Claviers et Écrans percés par Vidéos partagées sur Facebook,
Téléphones portables transformés en outil de guerre,
Citoyens devenus Reporters de guerre.
Médias muselés restent coïs,
Intellectuels matérialistes indifférents,
Artistes suceurs étouffés par Sidi Bouzoïde,
D’autres artistes honnêtes défient Ordre et manifestent sous Coups de matraque, Politichiens malhonnêtes – pléonasme – crient au complot terroriste et fustigent Voyous motivés par on ne sait quel dessein.
Président Mauvutu inquiet parle comme Automate débile à Population incrédule, menace et vocifère, des phrases vides.
Cadavres s’entassent,
Manifestations de plus en plus nombreuses,
Policiers dressés comme chiens pour tuer,
Armée intervenue pour protéger Citoyens,
Chef d'état-major limogé,
Répression s’intensifie et Révolte aussi.
Gens de moins en moins indifférents, de moins en moins peureux, d’autres ont encore peur de cliquer sur une vidéo et de la partager, se terrent chez eux comme Rats d’égout en temps de Déluge.
Révolution!
Pays nordiques, merdiques, cyniques et collaborateurs, ne voyant dans cette peuplade qu’Êtres religieux doués de fanatisme.
Révolution autonome.
Automatisme psychique de Population lucide.
Régime balbutie, se rétracte.
- Je vous ai compris, emprunté de chez les Gaulois à coup de million.
Il n’a rien compris.
Actions vendues en masse, Partie du clan prend Fuite.
Début de Fin, Fin de Faim!
Résistance, Révolution!
DIGAGE! DIGAGE!!!!!!
Policiers désemparés, frappant et tirant sauvagement.
Population se meut en un seul corps défendant.
Troupeau de bisons qui, face à Attaque de Félin, se rend compte de son nombre et de sa force et décide de lui faire face. Félin égorgé.
Armée fébrile fait un pas avec Troupeau révolté.
- On te laisse partir d’ici avec tes richesses. C’est ton seul choix, sinon on te liquide tout de suite, parce que Américains pas contents!
Avions affrétés, Hauts cadres du RCD complices préparent Fuite du maréchal et sa famille et tentent de rester au pouvoir. Ghannouchi fourbe et menteur s’autoproclame président, connards du RCD continuent à parader au sein du gouvernement,
Connards de cafteurs retournent leur veste et crient victoire,
Connards d’indifférents s’approprient Révolution,
Connards de peureux jouent au coq, maintenant que Chien est parti,
Connards de barbus lobotomiseurs, complexés du tuyau osent dire que leur fascisme était Essence de Révolution et appellent à l’instauration d’un État fasciste plus totalitaire que son prédécesseur, où Moitié de Société serait réduite à Vagin matable, lapidable, où Hôtels se transformeraient en Mosquées orgiaques sans touristes, où ...
Connards d’intello de pacotille préparent des livres encensant Révolution, alors que jadis ils applaudissaient Maréchal Mauvutu,
Individus sans aspect se découvrent Talents d’analystes politiques,
Défoulement, Insultes, Expiation, Catharsis.
Connards de vendus au RCD préparent déjà leurs langues au prochain, Anulinguistes confirmés.
PDG chassés par Employés révoltés.
Vive Révolution de Sidibouzid, c’est comme ça qu’il faut l’appeler, et vive Liberté, pour ceux qui savent respecter celle des autres.
mercredi 29 décembre 2010
Movutu et le téléphone
mercredi 22 décembre 2010
إنتحار جماعي
http://capcactus.blogzoom.fr/512811/SUICIDE-COLLECTIF/dimanche 5 décembre 2010
Vint temps

Photo: iStockphoto
Vint temps
Visages austères,
Mauvaises mines,
Lobes frontaux préoccupés par le train quotidien, les factures à payer, les courses à faire, les cadeaux de Noël à acheter, les rénovations à effectuer au sous-sol, les vacances rêvées dans le Sud, où Grosses bedaines se prélassent au soleil en ingurgitant un cocktail des Caraïbes à faire gonfler les clitoris des femelles venues se taper les gigolos d’ébène;
Lecture machinale du journal gratuit distribué à l’entrée par un sexagénaire qui fait des heures payé au salaire minimum de peur de trop puiser dans sa cagnotte de retraite, ne sachant pas combien de temps il lui reste à vivre;
Yeux plongés dans un gros livre de science fiction,
Doigts agiles s’agitent et s’alternent comme les pattes d’un scolopendre pour enfoncer les touches d’un téléphone intelligent;
Têtes se bercent au son d’une musique inaudible sous un casque de pilote d’avion;
Regards fixent le plafond et ils sont légion, d’autres regards lisent et relisent les panneaux publicitaires électroniques où la concurrence des universités se fait rude et côtoie celle des agences de voyage qui miroitent des vacances de rêve dans le Sud, où les grosses bedaines se prélassent au soleil en ingurgitant un cocktail des Caraïbes à faire bander les mâles venues se taper les gigolottes d’ébène;
Mêmes têtes descendent et remontent,
Même rythme berce la foule qui va au front après avoir gobé un café filtre sans sucre;
Mêmes chaussures se croisent et se décroisent, se touchent et se subductent pour tatouer dans l’éphémère le trajet de l’Autre;
Étourdissant décolleté ne trouve pas œil qui vive,
Étonnant silence règne et surpasse les décibels des roulements sur les rails dont le grincement se fait sentir d’un coup et faille faire tomber cette masse à moitié endormie et achever la subduction tâtonnante;
Yeux se réveillent,
Corps gigotent pour se remettre en place,
Étonnement mêlé d’effroi contamine toutes les rames;
Regards se croisent,
Doigts figent,
Yeux se baladent dans les quatre coins,
Jambes sont fébriles,
Chaussures se démêlent et Minutes durent une éternité.
« Un incident cause un ralentissement du service sur la ligne orange en direction de Montmorency. Veuillez nous excuser de ce contretemps et la reprise du trafic ne saura tarder, merci. », lance une voix monotone dans les haut-parleurs.
Regard collectif est porté aux montres,
Temps est sollicité, on lui demande des comptes, on veut qu’il s’arrête, on aimerait arrêter le chronomètre et ne pas compter le temps mort.
Une demi-heure plus tard, le métro reprend sa course, le chauffeur traumatisé a été remplacé par un autre, les passagers n’ont pas encore compris la cause de cet arrêt brusque que les préoccupations quotidiennes de courses, cadeaux, factures, vacances reprennent.
jeudi 18 novembre 2010
On

© 2003 -2010 PC INpact SARL de presse
À 8 ans, On veut être policier, pompier, super héros pour sauver la terre, puis On aspire sa morve, range ses cahiers dans son cartable et s'en va à l’école tête baissée.
À 18 ans, On rêve d’être riche oisif, pilote, président, architecte, footballeur, puis On déchante vite quand on lui montre le chemin pour y arriver.
À 28 ans, On projette d’acheter une maison, de faire des enfants, d’économiser de l’argent, mais On range ses dossiers à 17h et sort du bureau avec le troupeau pour reprendre le lendemain le même rythme.
À 38 ans, On fait tout pour que les enfants aient tout, On essaie de sauver son couple qui bat de l’aile, On se frotte le crâne dégarni en rêvant à une retraite sympa au soleil après tant d’années de travail.
À 48 ans, On aimerait bander comme à 18 ans, On amasse les sous pour une retraite dont On ne voit pas le bout.
À 58 ans, On a hâte d’arrêter le travail et de se prélasser devant une tisane, puis On visite le médecin la main sur le cœur, On tousse sans arrêt et On se rappelle la trentaine avec une nostalgie fantasmée.
À 68 ans, On aimerait mourir en paix, sans souffrance, et voir ses petits enfants réussir, puis On tousse de plus en plus et ne bande plus, le dos se courbe et les jambes fléchissent un peu.
À 78 ans, On rêve du paradis et fait la paix avec le monde en chiant dans sa couche et en souriant comme un enfant de 3 ans.
jeudi 2 septembre 2010
Les (t)rois (i)mages

Les trois hommes présentent chacun une expression différente. Le premier, celui qui occupe l'axe central de la photo et aussi l'avant plan de la scène, avance, à pas décidés, mais tête baissée. Sa posture indique qu'il guide les deux autres, mais son expression faciale laisse échapper autre chose. Il semble se dire désespérément ou résolument: « Voilà, je sais où tout cela va nous mener. » Mais il est conscient de la responsabilité qui pèse sur lui et joue le jeu avec beaucoup de détermination, mais sans trop de conviction. Celui qui est à sa droite (et quel hasard) regarde l'objectif et le fixe avec un léger sourire de victoire au coin de la bouche. Enfin, celui qui est à gauche de l'élément central et à droite de l'image jette un regard défaitiste et blasé, avec sa mine déconfite, comme quelqu'un qui vient d'être réveillé d'une longue sieste et qui se dit: « Mais qu'est-ce que je fais ici? Vivement que je rentre chez moi terminer ma sieste et fuir toute cette pression et cette comédie...
lundi 2 août 2010
Tunazie
Des voleurs bandits protégés par le gouvernement font et défont la loi en toute impunité, les Tunisiens dorment.
Des barbus lobotomisent les esprits, les Tunisiens dorment et approuvent.
Alcool au volant, sujet tabou, on ne boit pas en Tunisie, donc on n'en parle pas.
Des complexés font le coq en voiture et défient le code de la route, on se plaint mais on fait comme eux.
Des déchets jonchent les rues et les lieux publics, on s'indigne et on continue à en jeter.
Des gens corrompus à tous les niveaux, on râle mais on ne se demande pas qui est le corrupteur.
Des femmes battues et cloîtrées, harcelées au travail, surveillées comme des gamins et critiquées sur chacun de leurs mouvements, leurs habits, leur façon de rire et de marcher, on ne bronche pas.
Un pays qui va à reculons et on ne se demande pas pourquoi et si on est responsable, consommateur à la con de tout ce qui est prêt, prêt à porter importé, prêt à penser importé, prêt à manger, etc.
Incivilité à tout bout de champ, on pointe l'autre mais jamais soi.
Des journalistes emprisonnés, seule une poignée ose protester, etc. etc. etc.
Mais quand un chanteur de patrimoine tunisien fait du lèche-cul au Premier ministre israélien (mais aussi au président tunisien), tout le monde monte aux barricades et crie sa haine. Des relents de nazisme se font même ressentir. Appel au retrait de la nationalité tunisienne, appel au meurtre, insultes antijuives, groupes qui s'organisent sur Facebook et qui ramassent 100 fois plus d'adhérents que les causes civiles. Que se passe-t-il? manque de liberté d'expression? haine enfouie? frustrations sexuelles, sociales, financières? racisme exacerbé? Je ne sais plus quoi en penser.
Mohsen Cherif (que je ne connaissais pas auparavant) n'est qu'un chanteur comme les autres, lèche-cul comme les autres, il a juste un cul de plus, un cul de trop à lécher et c'est toute la merde enfouie qui rejaillit, éclabousse et montre le fond marécageux, pourri et nauséabond d'une collectivité moribonde, sclérosée et affligée par ses propres actes.
mardi 15 juin 2010
Un moustique peut-il changer le destin d’une Nation ?

samedi 22 mai 2010
الرّسّام, السّاخر و الرّسول

mardi 4 mai 2010
مرحبا في تونس
http://martodefer.blogspot.com/2010/05/blog-post_04.html
تحليق فوق ساحل جزيرة سردينيا، مياه صافية تدعو الجنين ليعود اليها، سماء زرقاء صديقة، جزيرة جالطة مرمية في عزلتها كالمنفي بين شاطئين، ساحل بنزرت، خليج تونس، مستنقعات، مياه راكدة تعلوها اوساخ.
دور فاخرة باحواض سباحة، مطار يتثائب في خموله، موظفون يدفعون امامهم بطونا منتفخة، يدخنون ويثيرون الكرة في احاديثهم، يراقبون الوقت على الساعات، في كل دقيقة وبين الدقائق، الحر يلف المكان، منظر كئيب لمراقب الجمارك المنهار وهو يرى تدفق المسافرين وهو حبيس صندوقه، سائق تاكسي كسول، جشع ومحتال، سيارات ثائرة تناقض عقلية القطيع، كفر باضواء المرور، شوراع ضيقة اين تتزاحم الخيول المعدنية الهائجة، روائح النفثالين مجننة. مباني كئيبة، ابراج متغطرسة تعولها كتابات بالخط الاحمر: جمهورية الاغبياء الدونـقراطيين، موزع آلي يحتله العاطلون كل مساء، قطط سائبة بأعين برّاقة، ذهبت الشعوذة بالقطط السوداء، السوداء هي الوصفة، هي الرادار الذي يحدد مكان كنوز الفنيقيين المخبأة تحت الدور المهترأة.
نساء يرزحن تحت لفائف الملابس الثقيلة، ساذجات موافقات، القمع الذاتي، فروج في ذهابها وايابها امام نظرات مراودة من النرجيلات المنتصبة على الرصيف الذي تحول الى شرفة، الكلمات التي تذكر الرب تتناغم مع حركة دائمة قبيحة، مداعبة الذكر، مراقبة لا شعورية للتأكد، مخلفات صدمة جراحة اقتطاع تم وسط احتفال كبير، بعض بناطل الدجينس الضيقة ترمي مع ذلك بالتحدي في وجه مجتمع يغوص اكثر فاكثر في انصياعه لقوالب العرف.
بنية ممتدة وسط الطريق السريعة رقم1 في حين يحاول شقيقها بيع بعض ارغفة الطابونة، سيارة رياضية تمرق، اخرى مدوية تمر، لامبلاة عامة، صور عملاقة لعجوز غبي المنظر منمق بشعر مصبوغ، مومياء بادعاء الفرعون.
سوق السمك، شاطئ هادئ ونظيف، بحر بارد قليلا ومياه لذيذة مع ذلك.
اغبياء ملتحون يتلصصون ويراقبون، محيط فضولي مولع بالنميمة، نظرات فضولية، غلال لذيذة، شمر طازج، تدفق دائم للمعارف، معتوهون حكماء تائهون، اشخاص عاديون في قمصان قصيرة لقوات لا تدركها العين المجردة، طيور النورس وطيور النحام تنعم في الاوحال، صوت الاذان، مسلسلات تركية تستأصل الدماغ، خطباء وعّاض في اشكال بالية يتشدقون من آلاف شاشات التلفزة.
غطس في ماء بارد، جامعيون بلا ضمير، وآخرون متميزون، مؤرخ يُـنتدب ليسرد خزعبلات، مثقفون ملتزمون، سنمائيون شبان موهوبون، "فاميليا للانتاج" في قمة ابداعها، ممثلون مهيمنون، يتحركون في كل الاتجاهات فوق ركح كثيرة قيوده، لقاءات.
سائق تاكسي يخشى الهجمات الليلية، رشق مفك البراغي في لوح القيادة، صبية مبتزون، فالـيـوم، منشط الفقراء، ديك رومي، قوت شعب ذهب به الوهن.
طلبة افارقة مزوقو الملبس، لا يكترثون بنظرات الكره، سواح اسبان في المدينة العتيقة، يحاصرهم باعة نخرهم اليأس.
بحيرة ضحلة، هضبة، طريق سيئة التعبيد، اعوان بوليس يبعثون برسائل هاتفية الى خطيبات غير راضيات دائما، شوارب وكروش بارزة، مرحبٌ في تنوس.