Affichage des articles dont le libellé est بوليتيقا. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est بوليتيقا. Afficher tous les articles

mardi 27 septembre 2011

جائزة نوبل للسّلام


بعض أسماء النّشطاء العرب أُدرجت في قائمة المترشّحين لجائزة نوبل للسّلام. أنا نقترح عليهم يقسموها على الأقل على عشرة من النّاس من تونس و مصر و البلدان إلّي قاعدة تعاني. بالنّسبة لتونس، ما عندي حتّى إعتراض على إسم لينا بن مهنٌي (كاينّهم جاوا يشاوروا فيّا)، أما فمّا زاده أسامي أخرى تستحقّ أنّها تكون مرشّحة، زاد، فاطمة رياحي، سامي بن غربيّة، نزيهة رجيبة، محمّد عبّو، عبد النّاصر عويني، إلخ. وإلّا يعطيوها لعائلات إلّي قتلهم البوليس. مليار على 600 عايلة بين تونس و مصر (قريب 3 ملاين تونسية).







mardi 21 juin 2011

القطيع و القطيعة

هل يتذكّر احد منكم خالد الذي صرّح للبي بي سي عن معاناة المواطن السّعودي و الذي إختفى بعدها؟ هل جريمته أنّه حاول الخروج عن القطيع؟ و هل يحسب المواطن الذي كسّر قيود السّلطة الإستبداديّة في تونس و مصر أنّه تحرّر من سلطة و تسلّط القطيع؟ لقد إختفى خالد و إندثرت معه روح الثّورة التي تقطع مع السّائد  بما فيه القطيع. فعوض الإندثار في القطيع، وجب التّشبّث بالقطيعة. شكرا على المحاولة و أرجو كلّ الرّجاء أن تعاد الكرّة بنجاح بعد نصف قرن.

mardi 19 avril 2011

Bouazizi n'est pas un héros

Avec tous mes respects pour feu Bouazizi, et à bien y penser, je trouve que ce dernier était juste un gars ordinaire, insolent, frustré et misogyne. Les vrais héros, ce sont ceux qui sont morts après lui, ceux qui ont défié l'ordre pour la liberté. Et aujourd'hui, face aux résidus du RCD et aux fanatiques montants de l'au-delà qui les imitent, on a encore besoin de héros pour les contrer.

vendredi 25 mars 2011

Samir, le fou du village

le_fou_5_by_takkartwork

J’aimerais par ce texte rendre hommage à un personnage qui m’a marqué dans mon enfance et dont je viens d’apprendre la mort, happé par une voiture folle. Dans ma petite ville natale, Samir était de loin le fou le plus célèbre. Enfant, il était un simple d’esprit et trop niais, il ne pouvait de toute évidence échapper à la raillerie et aux bastonnades que lui réservaient les garçons du voisinage et même parfois les adultes. On dit que depuis qu’il a perdu son œil par un jet de pierre qui lui était destiné, Samir devint fou. Certains disent qu’en jouant avec les amis du quartier, il s’aventura dans une maison abandonnée et tomba dans le puits et depuis, il était devenu fou parce que les jnouns du puits se sont emparés de son esprit.

Il faut dire que le terme folklorique de fou recouvre bien des maladies mentales auxquelles l’imaginaire collectif ne pouvait que réserver aversion, hantise par des djinns et superstition. Ainsi, le fou est de tout temps un personnage public de par son errance quotidienne dans les rues et avenues et de par sa marginalité qui lui confisque le droit d’être un individu et d’aspirer au respect. Le regard collectif porté à ce personnage public oscille entre la vision divertissante d’un clown avec ses mimiques et ses paroles enfantines, d’une part, et un transfert sadique lui conférant le rôle de souffre-douleur, d’autre part. Pour cette dernière fonction, l’humain n’innove pas. Faut-il rappeler que chez les singes bonobos, il existe toujours au sein du groupe un souffre-douleur que tout le monde frappe et agresse afin d’expier un mal, de canaliser une agressivité instinctive que même les fréquents rapports sexuels ne sauraient contenter? Sauf qu’il existe des différences notables entre les bonobos et les humains, les premiers sont beaucoup moins frustrés sexuellement et donc moins enclins à l’agressivité.

Le problème de Samir c’est qu’il était non seulement un souffre-douleur sur qui les gamins s’amusaient à jeter des pierres et que les adultes giflaient de temps à autre en ricanant, mais il était aussi vu comme une menace phallique potentielle du fait de l’absence chez lui de tout sens de la moralité. Il lui arrivait d’exhiber ses parties génitales aux jeunes femmes qui travaillaient dans les usines de textile.

J’ouvre une parenthèse ici, non pas pour parler de la loi 72, mais d’un article (plutôt d’une expectoration tuberculeuse, d’une logorrhée lépreuse). Publiée ici sur Facebook, le canal des journalistes et chroniqueurs ratés, cette logorrhée ou expectoration, appelez-la comme bon vous semble, dont l’auteur appelle explicitement à la lapidation de ceux qui osent remettre en question l’identité arabo-musulmane immuable, me fait penser à la position de Samir et du groupe d’enfants qui lui jettent des pierres. Dans l’hypophyse (car je présume qu’il pense avec son hypophyse) de cet homme qui visiblement est tunisien, travaille à Aljazeera, écrit des livres et est affilié au parti politico-religieux Ennahdha, se trouve logée la même image du marginal qui, par sa folie (demander à changer l’identité du pays est une folie, mais à ma connaissance personne n’a fait cette demande) doit être lapidé. Enfant, ce brillant journaliste a dû se livrer à l’exercice du jet de pierre sur le fou de son village et aujourd’hui encore, il est resté bloqué au stade anal sadique de l’enfance (l’enfant à ce stade défèque pour faire chier les adultes et y tire son plaisir érotique). Parenthèses fermées.

Enfant, on me disait de fuir Samir le fou parce qu’il courait derrière les enfants. J’ai même eu l’occasion de vivre cette situation. De loin, mes amis et moi vîmes surgir Samir. Premier réflexe d’enfants qui n’avaient pas encore atteint l’âge où ils surmontaient leur phobie non plus en fuyant, mais en jetant des pierres sur le fou, nous prîmes nos jambes à notre cou. Instantanément, Samir se mit à courir derrière nous et plus nous courions et nous criions, plus le fou accélérait et hurlait. Je compris plus tard que si Samir courait derrière les enfants, c’était juste par imitation. En effet, se sentant encore enfant, dans un corps d’homme, Samir pensait que les enfants, en le fuyant, voulaient jouer à cache-cache avec lui. La preuve en est que Samir parlait tel un enfant et conjuguait les verbes comme le font les enfants. D’ailleurs, son parler était source de raillerie pour tout le monde y compris pour les enfants eux-mêmes qui trouvaient drôle le fait qu’un adulte parlât comme eux.

J’ai assisté à la déchéance physique et mentale de Samir le fou. Regardant de travers parce que borgne, son dos finit par se courber et les multiples agressions et accidents qu’il subit (il a déjà été happé plusieurs fois par des voitures) le contraignirent à boiter. Je le vis pour la dernière fois il y a à peu près dix ans, il avait perdu presque toutes ses dents et sa vivacité d’esprit avec. Il était devenu une loque humaine et même les gens qui le prenaient pour le clown divertissant commençaient à le chasser car trop laid, trop absent pour communiquer ses réflexions absurdes et faire ainsi rire l’assistance. Ses yeux étaient absents et son esprit aussi probablement. Ses ricanements enfantins et bruyants laissèrent place à un silence lourd et son dos, à force de porter les fardeaux d’une société frustrée dans sa libido et satisfaite de sa normativité, s’était courbé encore plus. Et voilà qu’une voiture acheva les souffrances de ce fou-sage qui nous trouvait peut-être aussi pathétiques que des bonobos en abstinence.

mercredi 26 janvier 2011

Le RCD de Montréal ou le recyclage rhizomatique

http://kikathorne.blogspot.com/

Si le dictateur est tombé et avec lui ses symboles et sa famille de mafieux, le système dictatorial que je compare au concept de Rizhome développé par Deleuze, demeure. Un rizhome, contrairement à la racine, présente plusieurs petits centres qui ont tendance à se reconstituer une fois la tête coupée. Ces décentralisation et reconstitution sont le lot de la cellule du RCD à Montréal aujourd’hui.

Tout d’abord, j’aimerais préciser que le parti-État sévissait dans les universités canadiennes à travers les associations des étudiants tunisiens. Ces dernières s’inscrivaient comme associations culturelles, bénéficiaient des privilèges des universités et profitaient ainsi de leur plate-forme pour créer une banque de données localisée des étudiants tunisiens, parallèlement à celle de la mission universitaire tunisienne. Ces associations « culturelles » faisaient de la politique et recevaient régulièrement des cadres du ministère de l’Intérieur. Leurs tâches, dissimulées derrière les activités socio-culturelles lesquelles se limitaient à aller à Niagara Falls et à organiser un méchoui durant l’Aïd, consistaient à fliquer les Tunisiens, avoir leurs emails, surveiller les récalcitrants et recruter parmi les nouveaux qui veulent obtenir une bourse d’exemption.

Après ce préambule, je voudrais parler du recyclage de ces associations maintenant que leur chef a été déchu. Je vous raconte les faits et vous laisse juger.

Deux semaines avant la chute du dictateur, un groupe de Tunisiens libres a formé un collectif de solidarité avec les Tunisiens de Sidi Bouzid et Kasserine (Je précise que je ne fais pas partie du comité organisateur et que le collectif n’y est pour rien dans ce post). Ils ont organisé quelques rassemblements devant le consulat tunisien de Montréal. S’ils étaient une dizaine la première fois, leur nombre a vite augmenté et est passé à une quarantaine, lors du deuxième rassemblement et une centaine lors du troisième. Au pic de la révolte en Tunisie, le comité a décidé d’organiser une réunion au local d’Alternatives Québec. Une centaine de personnes était présente et le mot d'ordre a été lancé : Il était question d’organiser une manifestation gigantesque dans les rues de Montréal pour dénoncer le massacre commis par le dictateur et ses sbires. Entretemps, la veille de la manifestation, le dictateur est tombé, ce qui a fini par donner du courage à la majorité tunisienne silencieuse de Montréal qui est venue en nombre. La manifestation qui comptait plus de 5 mille personnes (7 mille est le nombre des Tunisiens de Montréal) a été un franc succès et le collectif a donc décidé d’organiser des réunions d’échange entre Tunisiens pour discuter des modalités de l’aide, du gel des biens du clan mafieux au Canada, etc.

Toutefois, une personne que je ne nommerai pas et qui était présente lors de la première réunion a profité du mailing list du collectif pour envoyer une invitation organisée par « Ma Tunisie », un groupe que personne ne connaît et qui vient tout juste d'être créé après le 14 janvier. Les organisateurs du collectif se sont excusés de cette maladresse dans l’envoi des mails en cc et non en cci et ont précisé en toute bonne foi, malgré cet incident, que le collectif n’a pas le monopole des activités tunisiennes et que toute autre initiative est encouragée. L’association « Ma Tunisie » invitait donc les Tunisiens à une rencontre dimanche dernier à l’espace famille, une salle que le consulat loue dans un immeuble cossu et qu’il réserve aux Tunisiens qui font allégeance au parti-État.

J’ouvre une parenthèse ici pour dire que d’autres Tunisiens ont demandé la salle après le 14 janvier, bien sûr, en pensant que le favoritisme est révolu, mais la surprise était grande face au refus des responsables du consulat.

Je suis allé sur place pour la première fois dans cet espace qui désormais appartient à tous les Tunisiens de Montréal. La salle dont les murs sont mauves était comble et les gens debout. Quelques têtes connues des sbires de Ben Ali se relayaient au micro. Puis, est monté sur scène un jeune étudiant pour parler de l’association des étudiants tunisiens à Sherbrooke, une petite ville à 150km de Montréal. Il a commencé par dire que l’association n’est pas politique, qu’ils ne font pas de politique, mais seulement du culturel et que selon les règlements de l’université, pour avoir le permis d’association, il faut montrer patte blanche et se garder de faire de la politique. Il a répété cela plusieurs fois. Après, il a commencé par présenter sur Powerpoint des photos, lesquelles d’après lui représentent une manif de solidarité avec le peuple tunisien. Sur la première photo, on voit du noir, quelques lumières, deux personnes à peine visibles avec un drapeau tunisien et c’est écrit en gros sur la photo : « La vidéo de Radio Canada ». Il a ensuite passé d’autres slides où l’on voit écrit : « Faites passé le message sur les événement en Tunisie ». Décidément, ils ont tout fait à la hâte. Petite précision s’impose ici. Ce sont les cancres qui adhèrent à ces associations et qui militent au sein d’elles par pur opportunisme afin d’avoir des bourses, d’où les prouesses grammaticales de la phrase citée. Il a ensuite changé de slide et mis le nom de Bouazizi sur un fond musical en souhaitant que vive la révolution tunisienne. À ce moment-là, les âmes sensibles ne pouvaient que l’interrompre sur fond du fameux DIGAGE, devenu désormais slogan national. Aussitôt fait, les sbires de la structure rizhomatique se sont jetés sur les âmes sensibles pour les bousculer et leur reprocher leur manque de civisme tout en demandant instinctivement les noms de ces brebis galleuses – instinct de flic – avant de se ressaisir et de s’éclipser comme un menteur qui venait de commettre un lapsus l’inculpant.

Voilà donc les faits, je vous laisse seuls juges de ce recyclage rizhomatique ou du retournement historique des suppôts de la dictature à des partisans acharnés de la révolution. Ce changement en soi ne poserait pas problème s’il se limitait au retournement de veste devenu sport national. Mais ce qui est grave, c’est que ces mêmes personnes, celles qui ont envoyé au trou un certain Haroun Mbarek et qui ont harcelé plusieurs autres personnes, ont gardé le même modus operandi (récupération, mensonges, intimidation, etc.), les mêmes privilèges et les mêmes passe-droits du consulat. La Révolution ne fait que commencer.

lundi 17 janvier 2011

Il fait -29, mais je suis libre

Ce matin, par un temps polaire de -29, j’ai commencé à déneiger la voiture, tâche ingrate d’habitude, sans bonnet et avec un large sourire, quand le voisin qui fumait sa cigarette au balcon m’a interpellé:

- Hey! Bonjowur!

- Bonjour, ça va? J’ai répondu toujours avec le même sourire figé, comme si j’allais poser devant un photographe.

- I fait pas chaud, hein?

- C’est pas grave.

Il m’a regardé tout étonné et s’est vite tourné vers sa cigarette. Il ne savait pas que j’étais enfin devenu libre.

dimanche 16 janvier 2011

La Révolution est en marche, ne l'arrêtez pas!



URGENT

Concitoyens!

La Révolution n'est qu'à son début et pour ne pas la faire avorter, il ne faut pas tomber dans la barbarie, les règlements de compte et le lynchage public. Laissez la justice faire son travail en temps et lieu et pensez à votre propre sécurité et à celle de votre entourage (Besoins physiologiques, besoins de sécurité - La pyramide des besoins selon Maslow-). Commencez à bâtir votre nouvelle société civile qui ne naîtra pas du jour au lendemain. Acceptez le nouveau gouvernement de salut, il n'est que provisoire et préparez-vous pour les vraies premières élections bientôt (Besoins d'appartenance, besoins d'estime et besoins de réalisation - La pyramide des besoins selon Maslow-).





Photo prise de : http://thalasolidaire.over-blog.com/25-categorie-11764639.html



Lettre d'un ami Roumain

Il se passe trop de choses en ce moment et je ne sais pas quoi dire. Je publie donc la lettre d'un ami roumain qui l'a envoyée à quelques uns de ses amis tunisiens, telle quelle:

Je suis comme tout le monde les mouvements de révolte dans votre pays et j'espère que la violence et la colère laisseront place rapidement à la pensée raisonnée et aux actions intelligentes qui s'imposent dans ces moments de crise. Je ne peux m'empêcher de penser à la révolution Roumaine de 1989 qui a commencé pareil, par un élan populaire, par l'espoir d'une poignée de jeunes qui sont sortis dans la rue pour dire C'EST ASSEZ. De la même manière, les Roumains ont cru à la spontanéité de leur révolte et de la même manière l’enthousiasme les a embrasés et les a rendus plus forts et plus convaincus qu'il peuvent réaliser ensemble n'importe quel exploit. L'enthousiasme les a rendus malheureusement également moins vigilants et ils ont mis toute cette force et toute cette énergie dans les mains de la première personne qui est venue leur dire qu'il peuvent construire une nouvelle Roumanie. sans se questionner sur le passé de cette personne ou sur la vérité de ses propos. Comme la Tunisie, la Roumanie avait une situation macro économique très avantageuse au moment de la révolution: aucune dette externe et une industrie boiteuse il est vrai mais qui aurait pu être facilement restructurée. La suite on la connait. Les anciens loups déguisés en agneaux du renouveau ont tout mis en pièces et se sont bâti les plus grandes fortunes du pays. Privatisation à grande échelle: la flotte commerciale, la société de l'exploitation du pétrole, l'industrie de l'automobile, etc tout y est passé pour des prix dérisoires et de grosses commissions ont rempli les poches de ceux qui se sont chargés à 'reconstruire' la Roumanie. Je me suis éparpillé un peu mais tout ça pour vous dire que j'espère de tout mon coeur que l'enthousiasme qui habite maintenant chacun de vous sera bien acheminé et construira, comme quelqu'un disait sur Radio-Canada, cette Tunisie, modèle d'ouverture et de démocratie pour tous les pays du Maghreb et de l'Afrique.

vendredi 7 janvier 2011

Puissance de l’impuissance

Je suis triste

Je suis révolté

Je suis enragé

Je vais exploser

Mais devant mon impuissance,

Je me replie sur ma pauvre tristesse

Je suis triste pour ces jeunes qui, par désespoir, s’immolent

Je suis révolté face à des arrestations abusives pour le simple motif d’avoir exprimé une opinion contraire

Je suis révolté contre un régime sclérosé, bête et pourri à l’os et qui, au lieu de garantir paix, justice et sécurité à son peuple, mobilise sa flicaille contre la masse dans le seul but de garantir paix, quiétude et richesse à une bande de voyous sans scrupules, charognards et aveuglés par le pouvoir

Je vais exploser devant cette indifférence qui frappe la majorité, le troupeau qui, tant qu’il y a un peu d’herbe à brouter, préfère courber l’échine et ouvrir le rectum

Mais comme je me sens incapable d’agir, seule ma tristesse m’ouvre les bras et, loin de me consoler, elle me jette encore dans son abysse ténébreux.

jeudi 30 décembre 2010

Fantasme movuphobe

La marche du sel

Corruption

Copinage

Clientélisme

Favoritisme

Régionalisme

Vols

Détournement

Mensonges

Langue de bois

Lèche-culs

Falsification

Censure

Arrestations

Kidnappings

Torture

Tabassage

détroussement

Emprisonnement

Affaires montées de toute pièce

Agressions

Intimidations

Humiliation

Répression

Meurtres

Viols...

Une simple marche par million vers le palais de Carthage mettrait fin à tous ces termes.

mercredi 29 décembre 2010

Movutu et le téléphone

Yeux de poisson mort, regard qui tente de fixer le téléprompteur un peu trop rapide pour son cerveau de flic, ton ferme et mots martelés comme un automate. Soudain, le téléphone sonne, le regard se crispe, les mains s'agitent, il ne sait plus comment se tenir. Il avance tout le haut du corps au dessus du bureau dans l'espoir d'être plus convaincant, il se balance ensuite nerveusement sur sa chaise pour poser les coudes sur le bureau. Il jette des regards furtifs en gardant la tête immobile vers des points abstraits. Il doit se demander: « Mais... que se passe-t-il? Pourquoi m'appelle-t-on à ce moment-ci? Est-ce grave? Le peuple est-il déjà aux portes du palais? Serait-ce la fin? Viendrait-on me limoger avec des médecins comme j'ai fait avec mon prédécesseur? Et que se passerait-il après? Serais-je capable de sortir l'argent du pays et de mener une vie paisible à Malte ou à Dubaï? Irais-je en prison? Je suis dégoûté, le putain de téléphone n'arrête pas de sonner, j'ai envie d'exploser. Si je suis encore en place, je limogerai tout le monde, cette bande d'incompétents... ». Tout ce monologue s'est passé durant les minutes où il scrutait l'écran sur lequel des phrases toutes faites et apprises par coeur défilaient.

mercredi 22 décembre 2010

إنتحار جماعي

http://capcactus.blogzoom.fr/512811/SUICIDE-COLLECTIF/
حداش مليون عملوا إنتحار جماعي في نفس الوقت. العشرة إلًي قعدو طارو ملفرحة. حدً ماعاد يقلًقهم و يحسبلهم قدٌاش كسبوا قصورَه و نمورَه. لكن الفرحة ما تمّت كي شافو كميّة الجثث الموجودة في كامل البلاد و الّريحة بدات تعطي. يخّي جاوْ بش يهجّوا. مشاوْ لكلّهم للمطار بش يركبو في الطيارة الخاصّة متاحهم. المشكل إلّي الطّيارجي لقاوه ميت مع الطّاقم الكل و العمّال. رجعو يزقزقو بين الجثث شادّين خشومهم. عملوا إجتماع فوري و قرّروا بش ياخذو اليخت و يمشيوا لمالطا. ركبو الكلّ و بما أنّو حدّ ما يعرف يسوق فيهم، دخلو في قوالب السّيمان متاع البرط و غرقت السّفينة بيهم. منعوا الكعبتين إلي يعرفو يعومو و خلّاو لخرين في الماء. الثلاثة إلّي قعدو رجعو للقصر. مالقاو ما ياكلو. هوما هكّاكه حايرين في الجنينه، و النمر إلّي ما كلاش دجاجاتو الأربعة هدّ عليهم و كلاهم.

jeudi 2 septembre 2010

Les (t)rois (i)mages


http://www.lemonde.fr/

Je propose ici de faire une petite analyse (sémiotique, physionomique, etc. appelez-là comme vous voulez) de la photo ci-dessus.
Les trois hommes présentent chacun une expression différente. Le premier, celui qui occupe l'axe central de la photo et aussi l'avant plan de la scène, avance, à pas décidés, mais tête baissée. Sa posture indique qu'il guide les deux autres, mais son expression faciale laisse échapper autre chose. Il semble se dire désespérément ou résolument: « Voilà, je sais où tout cela va nous mener. » Mais il est conscient de la responsabilité qui pèse sur lui et joue le jeu avec beaucoup de détermination, mais sans trop de conviction. Celui qui est à sa droite (et quel hasard) regarde l'objectif et le fixe avec un léger sourire de victoire au coin de la bouche. Enfin, celui qui est à gauche de l'élément central et à droite de l'image jette un regard défaitiste et blasé, avec sa mine déconfite, comme quelqu'un qui vient d'être réveillé d'une longue sieste et qui se dit: « Mais qu'est-ce que je fais ici? Vivement que je rentre chez moi terminer ma sieste et fuir toute cette pression et cette comédie...

lundi 2 août 2010

Tunazie


http://sirenemelusine.canalblog.com

Un gamin qui pille le pays, achète tout à prix modique (maudique) et sans appel d'offre, les Tunisiens dorment.
Des voleurs bandits protégés par le gouvernement font et défont la loi en toute impunité, les Tunisiens dorment.
Des barbus lobotomisent les esprits, les Tunisiens dorment et approuvent.
Alcool au volant, sujet tabou, on ne boit pas en Tunisie, donc on n'en parle pas.
Des complexés font le coq en voiture et défient le code de la route, on se plaint mais on fait comme eux.
Des déchets jonchent les rues et les lieux publics, on s'indigne et on continue à en jeter.
Des gens corrompus à tous les niveaux, on râle mais on ne se demande pas qui est le corrupteur.
Des femmes battues et cloîtrées, harcelées au travail, surveillées comme des gamins et critiquées sur chacun de leurs mouvements, leurs habits, leur façon de rire et de marcher, on ne bronche pas.
Un pays qui va à reculons et on ne se demande pas pourquoi et si on est responsable, consommateur à la con de tout ce qui est prêt, prêt à porter importé, prêt à penser importé, prêt à manger, etc.
Incivilité à tout bout de champ, on pointe l'autre mais jamais soi.
Des journalistes emprisonnés, seule une poignée ose protester, etc. etc. etc.
Mais quand un chanteur de patrimoine tunisien fait du lèche-cul au Premier ministre israélien (mais aussi au président tunisien), tout le monde monte aux barricades et crie sa haine. Des relents de nazisme se font même ressentir. Appel au retrait de la nationalité tunisienne, appel au meurtre, insultes antijuives, groupes qui s'organisent sur Facebook et qui ramassent 100 fois plus d'adhérents que les causes civiles. Que se passe-t-il? manque de liberté d'expression? haine enfouie? frustrations sexuelles, sociales, financières? racisme exacerbé? Je ne sais plus quoi en penser.
Mohsen Cherif (que je ne connaissais pas auparavant) n'est qu'un chanteur comme les autres, lèche-cul comme les autres, il a juste un cul de plus, un cul de trop à lécher et c'est toute la merde enfouie qui rejaillit, éclabousse et montre le fond marécageux, pourri et nauséabond d'une collectivité moribonde, sclérosée et affligée par ses propres actes.

mardi 15 juin 2010

Un moustique peut-il changer le destin d’une Nation ?





Oui. Il n’a qu’à aller titiller l’œil d’un juge de touche pendant un match important de la coupe du monde entre deux pays dont l’un carbure à l’opium du peuple pour mieux asseoir le règne politique. Le juge de touche n’a qu’à se frotter l’œil en penchant la tête au moment où un joueur de l’équipe adverse tacle le joueur de l’équipe bananière pour que celle-ci rate sa seule chance de marquer et de se qualifier, empêchant ainsi son président dictateur de se faire élire confortablement. En attendant que cette probabilité arrive, que vivent les révolutions dont le vrai héros est un moustique.

jeudi 22 avril 2010

القرآن إنت تحفظو، أما هوّ ما يحفظكش



راكب في اللّواج بش نمشي نقابل راجل صديقة عزيزة عليّه توفّات بحادث مرور ما عندهاش برشى. السّوّاق طاير و يدوبل في الدّورة و الكراهب جايّين قدّامو، الكرهبة تتخضّ، يفريني، يكسيلاري، يزمّر، حاصيلو باربو. شدّيت روحي و من بعد تفكّرت الصّديقة إلّي توفّات وآنا ماشي بش نعطي لراجلها وثائق مهمّة تخصّها. ركبني العصب و أعطيتو كليمتين من غير ما نتجاور حدود الأخلاق. غزرلي و من بعد حطّ القرآن، عمل درج يسوق عادي و من بعد رجع لعادتو و القرآن يخبط بعد ما كان يسمع في الهاوس. قعدت نخمّم علاش تصرّف بالطّريقة هاذيكه و بعد فهمت إلّي هوّ خاف و قتلّي قتلو إلّي آنا عامل حادث و هذاكه علاه حطّ القرآن بش يحمي روحو منّي على خاطر يقلّك وجهو أحرف. بالطّبيعة النّاس إلّي معانا سكرم بكرم، واحد بركه تكلّم قام يستغفر كي الدّيسك المجروح.

mardi 16 février 2010

Mélanie la dodue et les Allah miles

Mélanie la dodue, la ronde, le jambon ficelé qui déborde de partout, décida un jour de se convertir à l’Islam dans l’espoir de trouver un mari qui voudrait bien de ses formes généreuses, étant donné que la demande de la communauté musulmane en viande est très grande. Viande halal oblige, elle vit dans ce choix la porte de sortie de l’enfer de la solitude et la porte d’entrée au paradis chaud, à la fournaise arabique. Elle se fit donc accompagner par quelques âmes charitables qui voulaient assurer un bonus de plus, et un gros bonus, dans leurs cartes Allah Miles, à la mosquée un vendredi, jour de prière collective et obligatoire pour entrer au paradis. L’imam égyptien, tout excité de voir le nombre de ses fidèles augmenter, et par la même occasion celui de ses points, prit bien soin de l’accueillir et ne voulant pas l’encombrer (elle l’est déjà assez comme ça) avec la gymnastique de la prière du premier coup, lui demanda gentiment de s’asseoir au fond de la salle derrière les hommes et les quelques trois femmes et de regarder ce beau monde accomplir le rite de la prière. Elle ne pouvait qu’accepter la proposition. Aussitôt le prêche et la prière terminés, l’imam accourut voir la nouvelle recrue et s’empressa tout enthousiaste de lui poser la question fatidique :

- Alors, comment tu as trouvé ça ?

Mélanie la dodue le regarda avec un sourire, et un regard qui brille comme celui qui vient de découvrir la vérité et de déchiffrer le mystère de l’univers et lui dit :

- Mon dieu, les gars icett ont vraiment de beaux derrières!