samedi 20 juin 2009

Roberto Benigni et la prise d'otages

D'une manière générale, je ne parle pas beaucoup des spectacles auxquels j'assiste, mais quand il y en a qui sortent du lot, la règle change. La semaine dernière, j'ai vu le dernier spectacle one man show de Roberto Benigni intitulé Tutto Dante. La salle était comble et le comédien n'a pas tardé à accrocher l'attention du public et lui décrocher des rires spontanés en tournant en caricature l'histoire de la ville de Québec avant de bifurquer sur les affaires intimes de Berlusconi. J'ai bien ri au début, mais je me disais : en voilà un qui, à son tour, cède aux blagues faciles et parle de potins pour amuser la galerie, rien d'extraordinaire. Mais ma déception n'a pas été longue quand Roberto a commencé à parler de Dante et de sa Divina commedia. Le rire a disparu et la foule ne savait pas comment réagir. Les gens avaient le sentiment d'être pris au piège. Le spectacle d'humour a viré à une explication des vers de Dante et de sa rhétorique et ce jusqu'à la fin où le comédien conclut par une lecture magistrale du texte qu'il considère comme le fondement de la modernité. J'ai trouvé l'idée originale même s'il n'a fait que paraphraser Dante à sa façon sans trop chercher à créer une situation. Mais ce que j'ai le plus apprécié, c'est de prendre les gens en otages pour leur parler de culture et de mythologie à leur insu, après une petite entrée people.

vendredi 5 juin 2009

الخمر و الخمار


كلّ مرّة نقول هذيّة آخر مرّة نحكي فيها على الدّين و هذه حرّيات فرديّة. و لكنّ و قتلّي ها الحرّيات تولّي دغمائيّة جماعية و يجيوا فقهاء سفسطائيّن(4:36|5:54) يستعملوا حجج مشبوهة و متناقضة، ماعادش إنّجّم نسكت. قالّك الخمار من الخمر، متفاهمين. أما الرّبط بين الخمر كخمار للعقل و المنطق إلّي يدلّ على إلّي الخمار يجي على الرّأس، موضع العقل، هاذيّة العقل مايقبلهاش. معنتها، كيما الخمر يغطّي العقل و يذهبه، تغطّي المرأة عقلها لتذهبه بالخمار. تبّعوا مليح هذا السيلوجيسم . إذا كان الخمر محرّم على خاطرو يغطّي العقل، فالخمار كذلك وجب تحريمه. و إذا كان الخمار مفروض لأنّه يستر العقل، فالخمر وجب فرضه. ملّ معضلة.
باللّه الجماعة إلّي بش يبداو يسبّوا و يورّيوا إلّي هوما بمستواهم الهابط و لسانهم إلّي ما يتفوّه كان بعبارات القذف و الشّتم من توّة أسكتوا خير على خاطر تبرهنوا إلّي المدافعين على هالقضيّة ماعندهم كان هالأسلوب هذا و هو أكبر دليل على إنّي قضيّة فارغة و تحمل في طيّاتها كمّ هائل من الكبت الجنسي و الإنحراف الأخلاقي.

samedi 30 mai 2009

Lettre ouverte à Monsieur Le Premier ministre du Canada

M. Le Premier ministre du Canada, 

Permettez-moi d'attirer votre attention sur la triste réalité qui touche une partie des citoyens canadiens. Désormais, il ne suffit pas d'avoir le passeport canadien pour passer les frontières américaines. Si on a le malheur d'être né dans un pays « suspect », il faut amener avec soi son passeport « d'origine », le vrai, étant donné que le second n'est q'un paraître, une parade, et subir deux heures d'interrogatoires et de fouille minutieuse... 
Ce n'est pas le simple citoyen canadien qui doit être insulté devant de tels agissements, mais bien le gouvernement canadien, parce que sa souveraineté se trouve bafouée, parce qu'on tamponne des visas d'entrée américains sur les passeports de ses citoyens de « seconde zone ». Je blâme moins les État-Unis que le gouvernement canadien qui doit garantir tous les droits à ses citoyens sans exception à l'intérieur comme à l'extérieur de ses frontières.
 
Merci de bien vouloir vous pencher sur le sujet au lieu de vous pencher devant le voisin.   

mardi 26 mai 2009

Ligne de fuite


www.entente-gisorsienne.org/Images/cyclisme.gif

(Je reprends ici un texte que j'ai posté l'été dernier)
Les lignes de la route sinueuse filent, défilent et finissent par se rejoindre en un tracé flou qui échappe au regard fixe pour n’être qu’une ligne de fuite, vers un ailleurs indéterminé, terminé, vers un univers sans attaches, taches, ni brides, sans encombres, ni manières, sans relâche, lâches, ni points sombres, ombres, sans lisière ni absence torride, rides, des scarabées dans le vide, des mots sur des lignes, des lettres éparpillées, M, A, T, S… vers un infini, fini, ces lignes de fuite…


Le cœur bat de plus en plus fort à mesure que les jambes s’alternent, s’abattent et battent sur les bouts de métal, formant des cercles parallèles, invisibles à l’œil nu, mais que seul la ligne de fuite restitue, tue, les yeux pleurent à mesure que le vent se met en colère, de plus en plus frais, et la descente de plus en plus raide, défier le temps, en allant plus vite que lui, défier le vent en le transperçant de coups de pédales réguliers et ordonnés comme des soldats lavés, défier la pesanteur sur ce squelette de carbone, encore plus léger que le vent et qui lève comme les petites jupes pour montrer l’inconsistance de l’existence, la fragilité de l’âme, aiguisé comme une lame qui coupe le temps en deux.

Recroquevillé, les coudes formant deux carrés suspendus, le dos tourné au ciel, tel un animal qui fonce, agrippé sur cette machine légère, gère, coincée entre le bassin et les bras, comme on tient une femme jusqu’au râle final, jusqu’à l’extase du corps du mâle, et la fuite de la dame après le ratage, sans âge.

Il arrive à destination, nation, de l’errance, aporie de l’univers, vers, où s’entassent les bateaux prêts à prendre, rendre, la mer et jeter les voiles.
Il se faufile avec l’agilité d’un lynx dans les dédales de ces monstres triomphant par leur équilibre au sol, malgré la ligne de fuite, Thésée est prêt à affronter les cimes tendues, regarde de bas en haut s’élever le dérive, rive, qui semble soutenir la coque et le mât qui trône et dont la corde bouge au gré des vents, taureau qui a hâte de se détacher et de regagner son arène pour le combat, bat, final, mais ce prince des nuées majestueux comme il est ne peut se libérer.

Reprendre, rendre, route, chemin du retour, tour, suivre, ivre, les mêmes lignes, vélo exténué, nuées, mais genoux pistons s’activent, vent, pour fuir la tempête qui s’abat, colère de la reine de Saba.

mercredi 20 mai 2009

Bloguer ou bloquer

Sans moi et & sans vous: www.oliviergingras.com/peinture/


Parler ou se taire, avancer ou s’immobiliser, se lancer ou s’agripper, s’écrouler ou rebondir, réfléchir ou dormir, penser ou dé-penser, marquer ou marcher, changer de cap ou enjamber les haies, courir ou flâner, prendre ou comprendre, agir ou subir, tenir ou détenir, venir ou devenir, s’attacher ou se détacher, Bloguer ou bloquer? Là est la question!

jeudi 14 mai 2009

خنازير و لو طاروا



نحبّ نفهم علاش الإعلام العربي يصرّ على إستعمال تسمية إنفلونزا الخنازير برغم إلّي المنظّمة العالميّة للصّحة و بعدها الإعلام الدولي و لّاو يستعملو كلمة إنفلونزا أ

samedi 9 mai 2009

Arabophobie et francophilie

Voici ma petite intervention lors d'un colloque sur la francophonie et remarquez le discours de certains universitaires francophones, c'est désolant:

Débat de la 4e séance from CELAT on Vimeo.