dimanche 9 août 2009

صدمة العودة للوطن

الرجوع لتونس ديما يكون مرفوق بصدمة صغيرة )شوك دو رتور( و هالصدمة تدوم جمعة و من بعد تمشي على روحها و يولّي الواحد كي الحوتة فالماء و الشوك يولّي ياسمين. عاد بعد مرور الصدمة، حبّيت نعمل حوصلة على الباهي و الخايب. نبدا بالخايب: السّياقة من سيّء لأسوأ. الضّوّ لحمر ولّى عبارة على صطوب. التّهوّر و السّرعة، الغشّ و التزمير. مالجّمعة اللّولّى شفت واحد مات قدّامي ضربتّو كرهبة. الوسخ: في الشارع و خاصة فالبحر، شيّ ينطّق، لتوّة مالقيتلوش تفسير منطقي أما ذكّرني في قولة كونقولية دموقراطيّة : إلّي يخرا و ممبعد يقعد في بلاصتو، الرّيحة ترجع عليه. الدّين: العودة القويّة للدّين ما بدّلت شيء من النّاس، الشكل تبدّل و المضمون هوّ هوّ، و الدّين ولّى آداة لتغطية العيوب، للحكم على الآخر و إقصاؤو من النخبة الإلاهيّة، لتبرير الكبت و الضغوط النفسية لتشييء المرأة و جعلها مجرّد فرج ناطق و جب كتمه، و هيّ بدورها تساهم فالمشروع و تنطلي عليها الحيلة لتصبح مجرّد فرج يقبع تحت ضغط الغرائز... الباهي توّة: الدنيا سخونة و آنا تعبت مالكتيبة عالكلفي فيرتيال. بش نمشي للبحر و المرّة الجاية نحكي على الحاجات الباهية.

mardi 7 juillet 2009

Chien gayouri


http://www.bloginsolite.com/wp-content/uploads/2008/08/photo-chien.jpg

Un an de blogging déjà. J'en profite pour réchauffer un plat que j'ai posté à mes débuts:


PS: D'après ma petite expérience de blogging, j'ai constaté que plusieurs lecteurs prennent tout au premier degré. Alors je le dis, avec le recul, le texte que vous allez lire comporte beaucoup d'ironie et d'autodérision, inutile de chercher la haute trahison nationale ni le rejet des origines.


Chien gaiouri

Chien gaiouri, chiens arabes

Le chien du couple de touristes allemands a de plus en plus du mal à circuler parmi la foule démente,
à se faufiler entre les jambes de la marée humaine qui déferle sur le trottoir où sont jonchées les étales des échoppes de l’artisanat, les attrape-touristes.
Le chien, essoufflé, essaie d’accélérer, traîne parfois, gêné par ces gens bruyants et par cette foule tonitruante.

Il n’en peut plus, la canicule lui brûle la tignasse, c’est du jamais vu.
Ici, tout est différent, les odeurs, la chaleur, le manque d’eau, les mouvements, etc.
Il est stressé, mais de peur de perdre ses maîtres, il prend son courage entre ses pattes et tente de tenir le coup.

Tout d’un coup, le pire arrive.
La dame échappe la laisse, et le chien se perd dans la foule.
Il jappe par petits coups, mais semble déjà loin.
Il se met à courir, mais ne prend pas la bonne direction pour se retrouver, quelques rues plus loin, dans un coin vide.

Il y a bien trop d’odeurs pour qu’il puisse détecter celles de ses maîtres.
Epuisé et découragé, mais surtout apeuré, il se cache derrière une grosse poubelle exhalant une odeur nauséabonde qui lui fait oublier le parfum de son shampooing et l’odeur de sa loge enrobée de satin dans lequel il avait l’habitude de se rouler avec le plus grand plaisir.

Soudain, deux chats dont un sans queue surgissent de la poubelle et bondissent à ses côtés.
Le plus gros des chats, un matou, le lorgne et lui montre ses dents. Le chien, effrayé, recule et pousse un petit cri de secours.
Le chat avance et le chien comprend le message. Il faut qu’il dégage de là.
Il n’est pas sur son territoire. Alors, il court, il court, lâche ses pattes au vent malgré l’exténuation, jusqu’à ce qu’il atterrisse dans un hangar abandonné.
Là, il peut se reposer en toute paix. Mais le calme ne dure pas longtemps.

A peine ferme-t-il les yeux, qu’un aboiement terrifiant retentit dans ce terrain vague.
Il ouvre les yeux et son cœur bondit et faillit s’arracher de sa loge.
Quatre chiens très maigres mais coriaces l’entourent.
Ils le regardent en se demandant ce que peut bien être ce genre d’animal.
C’est comme un chien sans l’âme d’un chien.
Le chef du groupe est un mâtin borgne qui perdit un œil lorsqu’il sauta sur la fesse d’un homme en short, le mordit et ne voulait pas le lâcher, les gens vinrent et un d’entre eux qui portait une carabine à oiseaux lui tira un coup.
Personne n’avait compris pourquoi le chien attaqua avec hargne le pauvre monsieur. Certains disaient qu’il serait atteint de rage, d’autres arguaient que le monsieur l’avait peut-être provoqué, mais il y en eut un, un vieux professeur de philosophie, qui attestait d’une crise existentielle canine.
Ce borgne s’avance à pas décidés et fait le tour de la bête apeurée de voir de telles créatures qui sentent fort et dont le regard lui transperce la rétine.
Le chien arabe s’approche de lui d’un coup et commence à lui renifler le derrière.
Les choses se sont déroulées très vites.
Les quatre chiens ont tiré leurs coups et abandonné le pauvre touriste pour repartir d’où ils sont venus, c’est-à-dire la rue.

Le chien allemand a du mal à avancer, c’est bien la première fois qu’une telle situation lui arrive.
Castré, ce dernier n’a jamais connu les plaisirs de l’amour et les chiens arabes ne savaient pas trop s’ils avaient affaire à un mâle ou à une femelle, mais étant donné qu’ils ne voulaient pas se couper les poils en quatre, ils se sont vidés les calebasses comme il faut.

Deux jours passent, et le chien allemand essaie tant bien que mal de trouver où passer la nuit sans se faire attaquer par la foule de gamins qui jouent sans arrêt, ni par les chats, chiens, rats et toutes sortes d’animaux bizarres et sauvages.
Mais le pire est encore à venir. Deux gamins, en plein midi, il fait 45 degrés à l’ombre, tracent le chien qu’ils trouvent différent.
Kelb gaiouri ! Un chien occidental, crient les gamins tous contents de trouver quelque chose d’exotique.
Ils ont trouvé leur cible idéale et commencent à tirer des coups de pierres avec leurs élastiques coincés entre le pouce et l’index.
Le chien reçoit les coups et essaie de courir de plus en plus vite, mais à la fin, un coup l’atteint à l’oreille gauche et le fait sonner.
Une blessure profonde lui jonche l’arrière du lobe auriculaire.
La douleur est insupportable mais le chien ne songe qu’à se cacher pour éviter d’autres blessures.
Il finit par se terrer derrière un réfrigérateur abandonné et rouillé jusqu’aux os, mais les gamins réussissent à le retrouver. Soudain, surgi de nulle part, le chien borgne grommelle et fait mine d’attaquer les deux gamins qui prennent la fuite sans se retourner.

Une semaine est passée et le chien allemand commence à s’habituer à son nouveau milieu et à ses nouveaux compagnons, les quatre chiens.
Un matin, deux messieurs s’approchent du quartier général des chiens errants en tenant des cages en bois et des bâtons.
Les chiens prennent la fuite et le dernier à courir est le chien allemand qui finit par tomber dans les mains des deux chasseurs.
Ces derniers le ramènent à ses maîtres et empochent la récompense.

Malgré la blessure, la saleté du chien et son regard absent, le couple de touristes est aux anges et ne cesse d’embrasser leur enfant chéri.
Mais à peine la dame le pose-t-elle sur le sol que ce dernier prend la fuite pour rejoindre ses amis et retrouver la rue et ses odeurs…

samedi 20 juin 2009

Roberto Benigni et la prise d'otages

D'une manière générale, je ne parle pas beaucoup des spectacles auxquels j'assiste, mais quand il y en a qui sortent du lot, la règle change. La semaine dernière, j'ai vu le dernier spectacle one man show de Roberto Benigni intitulé Tutto Dante. La salle était comble et le comédien n'a pas tardé à accrocher l'attention du public et lui décrocher des rires spontanés en tournant en caricature l'histoire de la ville de Québec avant de bifurquer sur les affaires intimes de Berlusconi. J'ai bien ri au début, mais je me disais : en voilà un qui, à son tour, cède aux blagues faciles et parle de potins pour amuser la galerie, rien d'extraordinaire. Mais ma déception n'a pas été longue quand Roberto a commencé à parler de Dante et de sa Divina commedia. Le rire a disparu et la foule ne savait pas comment réagir. Les gens avaient le sentiment d'être pris au piège. Le spectacle d'humour a viré à une explication des vers de Dante et de sa rhétorique et ce jusqu'à la fin où le comédien conclut par une lecture magistrale du texte qu'il considère comme le fondement de la modernité. J'ai trouvé l'idée originale même s'il n'a fait que paraphraser Dante à sa façon sans trop chercher à créer une situation. Mais ce que j'ai le plus apprécié, c'est de prendre les gens en otages pour leur parler de culture et de mythologie à leur insu, après une petite entrée people.

vendredi 5 juin 2009

الخمر و الخمار


كلّ مرّة نقول هذيّة آخر مرّة نحكي فيها على الدّين و هذه حرّيات فرديّة. و لكنّ و قتلّي ها الحرّيات تولّي دغمائيّة جماعية و يجيوا فقهاء سفسطائيّن(4:36|5:54) يستعملوا حجج مشبوهة و متناقضة، ماعادش إنّجّم نسكت. قالّك الخمار من الخمر، متفاهمين. أما الرّبط بين الخمر كخمار للعقل و المنطق إلّي يدلّ على إلّي الخمار يجي على الرّأس، موضع العقل، هاذيّة العقل مايقبلهاش. معنتها، كيما الخمر يغطّي العقل و يذهبه، تغطّي المرأة عقلها لتذهبه بالخمار. تبّعوا مليح هذا السيلوجيسم . إذا كان الخمر محرّم على خاطرو يغطّي العقل، فالخمار كذلك وجب تحريمه. و إذا كان الخمار مفروض لأنّه يستر العقل، فالخمر وجب فرضه. ملّ معضلة.
باللّه الجماعة إلّي بش يبداو يسبّوا و يورّيوا إلّي هوما بمستواهم الهابط و لسانهم إلّي ما يتفوّه كان بعبارات القذف و الشّتم من توّة أسكتوا خير على خاطر تبرهنوا إلّي المدافعين على هالقضيّة ماعندهم كان هالأسلوب هذا و هو أكبر دليل على إنّي قضيّة فارغة و تحمل في طيّاتها كمّ هائل من الكبت الجنسي و الإنحراف الأخلاقي.

samedi 30 mai 2009

Lettre ouverte à Monsieur Le Premier ministre du Canada

M. Le Premier ministre du Canada, 

Permettez-moi d'attirer votre attention sur la triste réalité qui touche une partie des citoyens canadiens. Désormais, il ne suffit pas d'avoir le passeport canadien pour passer les frontières américaines. Si on a le malheur d'être né dans un pays « suspect », il faut amener avec soi son passeport « d'origine », le vrai, étant donné que le second n'est q'un paraître, une parade, et subir deux heures d'interrogatoires et de fouille minutieuse... 
Ce n'est pas le simple citoyen canadien qui doit être insulté devant de tels agissements, mais bien le gouvernement canadien, parce que sa souveraineté se trouve bafouée, parce qu'on tamponne des visas d'entrée américains sur les passeports de ses citoyens de « seconde zone ». Je blâme moins les État-Unis que le gouvernement canadien qui doit garantir tous les droits à ses citoyens sans exception à l'intérieur comme à l'extérieur de ses frontières.
 
Merci de bien vouloir vous pencher sur le sujet au lieu de vous pencher devant le voisin.   

mardi 26 mai 2009

Ligne de fuite


www.entente-gisorsienne.org/Images/cyclisme.gif

(Je reprends ici un texte que j'ai posté l'été dernier)
Les lignes de la route sinueuse filent, défilent et finissent par se rejoindre en un tracé flou qui échappe au regard fixe pour n’être qu’une ligne de fuite, vers un ailleurs indéterminé, terminé, vers un univers sans attaches, taches, ni brides, sans encombres, ni manières, sans relâche, lâches, ni points sombres, ombres, sans lisière ni absence torride, rides, des scarabées dans le vide, des mots sur des lignes, des lettres éparpillées, M, A, T, S… vers un infini, fini, ces lignes de fuite…


Le cœur bat de plus en plus fort à mesure que les jambes s’alternent, s’abattent et battent sur les bouts de métal, formant des cercles parallèles, invisibles à l’œil nu, mais que seul la ligne de fuite restitue, tue, les yeux pleurent à mesure que le vent se met en colère, de plus en plus frais, et la descente de plus en plus raide, défier le temps, en allant plus vite que lui, défier le vent en le transperçant de coups de pédales réguliers et ordonnés comme des soldats lavés, défier la pesanteur sur ce squelette de carbone, encore plus léger que le vent et qui lève comme les petites jupes pour montrer l’inconsistance de l’existence, la fragilité de l’âme, aiguisé comme une lame qui coupe le temps en deux.

Recroquevillé, les coudes formant deux carrés suspendus, le dos tourné au ciel, tel un animal qui fonce, agrippé sur cette machine légère, gère, coincée entre le bassin et les bras, comme on tient une femme jusqu’au râle final, jusqu’à l’extase du corps du mâle, et la fuite de la dame après le ratage, sans âge.

Il arrive à destination, nation, de l’errance, aporie de l’univers, vers, où s’entassent les bateaux prêts à prendre, rendre, la mer et jeter les voiles.
Il se faufile avec l’agilité d’un lynx dans les dédales de ces monstres triomphant par leur équilibre au sol, malgré la ligne de fuite, Thésée est prêt à affronter les cimes tendues, regarde de bas en haut s’élever le dérive, rive, qui semble soutenir la coque et le mât qui trône et dont la corde bouge au gré des vents, taureau qui a hâte de se détacher et de regagner son arène pour le combat, bat, final, mais ce prince des nuées majestueux comme il est ne peut se libérer.

Reprendre, rendre, route, chemin du retour, tour, suivre, ivre, les mêmes lignes, vélo exténué, nuées, mais genoux pistons s’activent, vent, pour fuir la tempête qui s’abat, colère de la reine de Saba.

mercredi 20 mai 2009

Bloguer ou bloquer

Sans moi et & sans vous: www.oliviergingras.com/peinture/


Parler ou se taire, avancer ou s’immobiliser, se lancer ou s’agripper, s’écrouler ou rebondir, réfléchir ou dormir, penser ou dé-penser, marquer ou marcher, changer de cap ou enjamber les haies, courir ou flâner, prendre ou comprendre, agir ou subir, tenir ou détenir, venir ou devenir, s’attacher ou se détacher, Bloguer ou bloquer? Là est la question!