vendredi 26 juin 2015

حتى هوما كثرولها السياح

حتى هوما كثرولها السياح. لا يزي كفار، و زيد رمضان و هوما العرى و القرى في بلاد مسلمة، مسلّمة، مستسلمة، مسلسلة، مسلولة، مشلولة، شلولو، شلومو! آه، ما يكونوا كان اليهود و الأمريكان إلي وراء هالعملة علخاطر المسلمين عمرهم ما يعملوا هكا. هاذوكم مص ليسار، موش مص ليمين و إنشاله ديما هكا، فاهمينها لحكاية و هافمين كل شيء. الغرب غاير منّا و يحب يقسّمنا يخي ربي طاح فيه و عطاه الحس في دارنا. لوجيك.

jeudi 26 mars 2015

Instant magique III

Tunis, 5 heures du matin. Un taxi se dirige vers l'aéroport pour mettre fin à un mois de vacances, de hauts et de bas, d'émerveillement et d'énervement, d'espoir et de désillusion. Le jeune conducteur est singulièrement taciturne. Ô toi qui voyage seul! La voix de Najet Essaghira emplit l'habitacle et suspend le temps. Soudain, tout se met à défiler au ralenti, la fraîcheur typique de l'aube, les rues désertes, les magasins et restaurants encore fermés, le ciel d'un noir qui tire vers le bleu, le calme fragile et l'esprit émerveillé par cet instant magique...  

samedi 21 mars 2015

Instant magique II


Messini, village de la région de Kalamata. Tard le soir. Tentative de retour à l'hôtel en pleine campagne péloponnésienne à travers les rues sinueuses et mal indiquées. Se retrouver au bout d'une dizaine de minutes de trajet dans une impasse. Tout est noir autour et la rue s'arrête pour laisser place à un marécage. Manoeuvre de demi-tour à la lisière des roseaux et surprise. Là, au milieu du chemin, le regard soutenu d'un petit hibou. Deux ou trois minutes passent, peut-être plus et le hibou ne bouge pas. Ébloui par la lumière de la voiture, il fige, mais on aime à croire que ce regard perçant est communicatif, on aime à lui trouver un sens, car il est magique. Éteindre les lumières, le laisser s'envoler et reprendre le chemin du retour.      

jeudi 12 mars 2015

Instant magique I

Athènes, été 2012, en pleins jeux olympiques. La terrasse d'un bar. Écrans géants aux quatre coins. On y diffuse la finale des 100 mètres. Le commentateur grec crie et la foule, amassée devant le bar, arrête de respirer pendant quelques secondes, le temps qu'Usain Bolt terrasse ses adversaires et franchit la ligne d'arrivée. Jubilation! Un sentiment de fierté flotte dans l'air chez les descendants des créateurs des jeux olympiques. Instant magique.      

vendredi 26 décembre 2014

Couscous à la Barbade


Je suis en train de chercher un sentier pour accéder à la plage à travers une forêt dense et un terrain escarpé quand je tombe sur un jeune du village tenant fermement sa planche de surf et un adulte qui porte dans ses bras une petite fille. Ils me demandent si je cherche la plage et m'invitent à les suivre. En descendant la montagne, le jeune me pose des questions sur mon pays d'origine et tout le reste. Beaucoup moins orgueilleux que les adultes qui n'osent pas me demander où se trouve la Tunisie, le jeune homme s'exclame : « Wher'z dat? »... « A ' u serious? »... « You're African ? »
Il m'avoue que c'est bien la première fois qu'il rencontre un Africain. Le père de la fille a de la famille au Canada et a entendu parler du Maroc, car l'un de ses proches travaille comme chauffeur de taxi à Montréal.
On arrive à la plage, déserte et majestueuse, avec quelques vagues mais des courants intenses. On s'installe sous un cocotier penché et la discussion se poursuit sur mon pays d'origine qui semble intriguer le jeune surfeur. Je suis en train de lui parler de couscous, le plat national, quand soudain un gros pick-up aux vitres teintées surgit de nulle part. Quatre individus aux lunettes noires, probablement des touristes, portant des combinaisons hi-tech de surf, en sortent et, sans même nous prêter attention, commencent à scruter les vagues. Au bout de quelques minutes d'observations, ils remontent et font demi-tour pour aller probablement chercher un autre spot avec des vagues plus hautes. Après un moment de silence, nous reprenons paisiblement la discussion sur le couscous et le surf.       

mardi 22 juillet 2014

Solidarité ou Tribalisme?

Des civils à Gaza meurent et c'est horrible. Mais il y en a qui ont une solidarité sélective et centripète. Ils pètent juste quand il s'agit de leur «ethnie». Qu'en est-il des chrétiens d'Irak expulsés de chez eux? Qu'en est-il des Amazighs étouffés? Des syriens assassinés, des militaires tunisiens sacrifiés? Des ethnies soudanaises ostracisées et massacrées? Qu'en est-il de toutes les minorités opprimées? Femmes libres, homosexuels, noirs, juifs, roms, autochtones, amazoniens, pauvres, marginaux, athées, libres-penseurs, etc.    

mercredi 14 mai 2014

Faubourg Saint-Jean


Enfants blonds, bruns, noirs et métis marchent, courent et pédalent seuls dans la rue. Friperie devant la plus vieille église dont la cloche retentit à toutes les heures à partir de midi et le sous-sol sert de bureau de vote. Rue partagée entre piétons, automobilistes et cyclistes où la vitesse est limitée à 20km/h. Multiplex centenaires marrons, jaunes, rouges, bleus et verts. Fanfares et orchestres improvisés, petits bars plus vieux que le temps, bondés jusqu'au coeur de la nuit. Rues exiguës bordées de poteaux électriques en troncs d'arbres couplés. Chats-rois nonchalants se dandinant sur leur territoire. Jeunes-cadres-geeks-hipsters-écolos et flexitariens dans tout. Disquaires, bouquinistes, boulangers, pâtissiers, couturiers et fourreurs encore ouverts... J'aime mon quartier.