vendredi 16 décembre 2011

Les malfrats de Ben Ali vs les schizophrènes d'Ennahdha


Marzouki dit aux officiels français qu'ils n'ont plus à faire à des malfrats en parlant de l'ancien régime tunisien. Je veux bien le croire, mais ces malfrats ont laissé la place à, tenez-vous bien, un terroriste à la tête du gouvernement, spécialiste en explosifs et sujet à des hallucinations auditives (il qualifie son propre discours de divin), un schizophrène comme ministre de l'enseignement supérieur, un salafiste ministre des affaires religieuses, un fasciste ministre des affaires étrangères qui de surcroît est le gendre du théologien et chef du parti de dieu, etc.


mardi 13 décembre 2011

Ben Ali VS Marzouki

Il faut le dire quand même, malgré plusieurs points litigieux dans son discours et des applaudissements qui n'inaugurent rien de bon. Au niveau sémiotique, on est passé d'un président gominé, maquillé et lifté, aux yeux de poisson qui fixe désespérément le téléprompteur pour vociférer des propos vides; à un président sans cravate, sans téléprompteur, sans fioritures, bien articulé et dont la voix n'est pas vide d'émotion. Bien que ce rôle soit vide, il faut le reconnaître, le pays vient de faire un petit pas vers un Etat de droit réaliste. Puisse la sémiotique refléter une sémantique, la rhétorique et le pathos rendre compte d'un logos démocratique.

lundi 28 novembre 2011

هزولوا ساقيه و هوّ يتفرّج في الماتش

فمّا واحد يتفرّج على ماتش كورة بشغف كبير. دخلوا جماعة لدارو. شافهم أما قال هاتوّه يخرجوا منين جاوا، عندي الماتش مانسلّمش فيه، و كي يتمركى بونتو و مانشوفوش، آش نعمل؟ بداوا الجماعة يهزّوا في الدبش و الموبيلية و مرتو تصيح و هوّ ماحبّش يسلّم في الماتش على خاطر ماشي في بالو يكوّر معاهم. جاوا هزّوا الزربية من تحت ساقيه، ما تحرّكش، هزّوا البنك إلي كان قاعد عليه، ماتحرّكش. مرتو ماعادش تصيح، هزوها. هزولوا حوايجو إلي لابسهم، و هوّ يتفرّج. هزولوا ساقيه و هوّ يتفرّج في الماتش. كي جاوا يهزّوا في التلفزة قام يصيح. ضحكوا، صرفقوه بكف و خرجوا. 

dimanche 13 novembre 2011

Ettkarkir et Ellahwa ou la sclérose en plaques d’une société: Le cas de la Tunisie


Armé de mon ultime conviction qu’un libre penseur doit aller à contre-courant de sa société, afin de montrer les défauts et les contrevérités du groupe, je me lance là dans l’analyse de deux concepts clés qui mettent à nu le dysfonctionnement des sociétés dites du tiers-monde et particulièrement de la Tunisie, l’exemple que je connais le mieux. Les deux concepts sont à mon avis Ettkarkir et Ellahwa. Ces deux concepts régressifs et intrinsèquement liés me font penser à quelqu’un qui traîne des pieds et qui, pour tuer le temps, regarde à droite et à gauche épiant le moindre mouvement des autres.
Tout d’abord, Ettkarkir ou ce qu’on peut traduire par la fainéantise, la paresse viscérale, l’apathie, entraîne indubitablement, sur le plan professionnel, un manque de productivité et de ce fait, un manque de richesse sur le plan économique.
Cette paresse généralisée engendre également ce qu’on appelle dans les sociétés productives une contre-performance. Voilà les ingrédients types qui instaurent la culture de la médiocrité.
Donc, la pauvreté matérielle, provoquée par le marasme économique, ainsi que la misère intellectuelle, engendrée par une absence d’efforts intellectuels, mènent nécessairement à l’immobilisme, lequel provoque un sentiment d’impuissance et donc de frustration et crée des complexes d’infériorité, voire de la haine et du ressentiment envers les autres, ceux qui ont réussi, ceux qui produisent.
Par ailleurs, au quotidien, la fainéantise mène logiquement à l’oisiveté, ce qui donne lieu à beaucoup de temps libre non investi dans une bonne action, telle que le travail, la réflexion, l’enculturation, etc. Ce temps libre et stérile fait camper la personne dans une situation de passivité extrême et donc dans une position de spectateur. L’image type est celle des hommes qui sont assis une bonne partie de la journée et de la soirée dans les cafés à jouer aux cartes, fumer la chicha, bavarder ou encore à regarder passer les gens. Le spectateur sera ainsi amené à reluquer les autres, les passants, les voisins, les collègues, l’entourage, etc. d’où vient l’ingérence. Et j’aborde par là le deuxième concept régressif, Ellahwa ou quand on se mêle des affaires des autres.
Puisqu’il faut tuer le temps, on préfère le faire sur le dos des autres et c’est une façon de détourner l’attention sur un soi moribond et rempli de son propre échec. Il s’agit d’épier les autres dans leurs moindres gestes, mouvements, leurs façons de s’habiller, dans ce qu’ils font dans leurs vies, ce qu’ils disent et même ce qu’ils pensent de telle ou telle chose. Ce qui donne lieu à une orgie de voyeurisme où tout le monde finit par épier tout le monde et encore plus celui qui n’adhère pas à cette pratique ou celui qui produit quelque chose. Ceci se traduit par des actions passives (l’oxymore n’en est pas une), telles que commenter, placoter, critiquer et détruire toute forme d’initiative ou tout élan individuel.
Ce conformisme collectif et consentant ne peut déboucher que sur une forme de surveillance généralisée, une sorte de police sociale qui exerce une pression accrue sur les membres récalcitrants ou voulant se démarquer du troupeau. La même surveillance donne le droit à la collectivité de juger, voire de sanctionner les actions non conformes aux normes existantes. D’où le fascisme latent qui guette et qui n’attend qu’une forme politique ou juridique pour surgir de ce que j’ose appeler le «sous-moi». 
Le fascisme, c’est-à-dire cette conception doctrinale, homogène et intégriste de la société, explique le regard moralisant que la plupart des gens portent sur les productions culturelles, mais aussi sur les actions politiques. On veut des juges de la morale à la tête des institutions, mais cette morale ne tire pas son essence de la lutte contre la corruption, le mensonge, le vol et la malhonnêteté. Elle se réduit plutôt à une police des mœurs. Du coup, ce qui peut sembler superflu dans une société progressiste, tel que la façon de s’habiller ou encore le comportement individuel qui ne nuit pas à la liberté des autres prend une importance capitale et devient un critère primaire pour juger de la morale de toute une société comme si elle était un seul corps, déniant par là la place de l’individu, ou pire, le rôle de la réflexion individuelle. Toute production culturelle et particulièrement le cinéma (qui agit tel un miroir «inconfortant») est jugé comme une source de débauche à cause de ses scènes de nudité; les politiciens sont discrédités s’ils ne se conforment pas aux rites musulmans; les intellectuels sont mis au banc et bannis s’ils osent critiquer les traditions sociales et encore plus le dogme religieux. Ils sont même traités de collaborateurs avec l’Autre, celui qui a réussi et qui, selon la théorie du complot, veut garder sa suprématie et ses richesses pour lui et saboter tous les efforts des Arabes ou des musulmans d’une manière générale en voulant les amputer de leur Identité «immuable et indivisible».
Ce sont là les deux maux qui empêchent une société donnée de produire, d’évoluer, de s’ouvrir et d’entrer de plein fouet dans la modernité réelle et non celle de façade, c’est-à-dire celle où l’on se contente de consommer des objets modernes, technologiques, pour un usage passéiste et réactionnaire. Vouloir une société résolument moderne nécessite l’abolition pure et simple de ces deux notions sclérosantes.

jeudi 27 octobre 2011

Populisme, intégrisme et vox populi


Les défenseurs du politiquement correct et du populisme primaire et stratégique commencent sérieusement à me les gonfler. Ceux-là même qui ne tirent pas la sonnette d'alarme quand il le faut, s'érigent en donneurs de leçons populistes pour reprocher aux mécontents leur condescendance envers ceux qui diffèrent d'eux. NON! Le problème n'est pas là. Il ne faut pas se le cacher, la réflexion a laissé place, dans les pays arabes qui sont en train de vivre une transition démocratique, aux sentiments et aux dogmes, deux leitmotivs du fascisme latent qui forment le soubassement populaire de n'importe quelle société. Ailleurs, il existe des institutions et une société civile forte qui empêchent ces deux leitmotivs de prendre toute la place, mais dans un pays qui sort d'une dictature, on se sent désarmé face à la vox populi qui est par définition conformiste, paternaliste, xénophobe, raciste, sexiste, fasciste, suiviste, etc. C'est le propre du troupeau qui a peur de la perdition et qui impose à ses membres un rythme pour rester unis contre le méchant loup qui guette. Bref, il est lamentable de constater que les singes bonobos ont mieux évolué que les sociétés humaines. Dites ce que vous voulez, mais c'est mon avis sans détour.     

lundi 17 octobre 2011

Les islamistes du vagin


HAHAHA, ces islamistes, ils sont résolument drôles. Un colloque en Egypte sur les femmes sans les femmes. Leur plus gros problème (inconscient) c'est qu'ils n'acceptent pas d'être descendus du vagin d'une femme. Il ne faut pas chercher loin! Tout est là! Ils en veulent au vagin parce que, à travers lui, ils ont été expulsés de leur paradis originel. Il faut donc retrouver le paradis perdu dans l'au-delà et reconquérir à leur façon des vagins vierges (70 et plus), c'est-à-dire des vagins qui n'ont jamais expulsé un corps humain. 

mardi 11 octobre 2011

شبيك تكره الدّين؟

نفس العباد إلّي كانوا يقولولي شبيك تكره الزّين، توّه يقولولي شبيك تكره الدّين. الدّين لا نكرهوا لا  يكرهني و كلّ واحد حرّ في تصرّفاتو. إلّي ماعجبتّوش المنقّبة في البحر، ماعليه كان ما يغزرش و لّي متقلّق مالبكيني، ماعليه كان يجبدها قبل ما يهبط للبحر. أنا توّه نكره طحّانة التّجمّع إلّي يحبّوا يرجعوا بالسّيف، نكره الخوانجيّة إلّي يحبّوا يفرضوا على العباد تسطيكتهم، نكره العباد إلّي مكبّشة في القشور و مسيّبة الصّحيح، أما أكثرما نكره هوما العباد إلّي قبل كانوا في التجمّع و توّه مع الخوانجيّة. 

lundi 3 octobre 2011

Nouveaux rapports de force

http://imgur.com/gallery/DTWAK

Les rapports de force ne sont plus cantonnés dans une polarisation entre pays industrialisés occidentaux et ex bloc communiste, non plus entre Occident et Orient, mais bien entre raz-de-marée où figurent tout le Sud et tout l'Orient, Ex-URSS compris, d'une part et un bout de terre qui rétrécit comme peau de chagrin, Nord-Ouest qu'on appelait jadis Occident, de l'autre. Et le nier, serait faire preuve de nombrilisme nostalgico-colonial!  

mardi 27 septembre 2011

جائزة نوبل للسّلام


بعض أسماء النّشطاء العرب أُدرجت في قائمة المترشّحين لجائزة نوبل للسّلام. أنا نقترح عليهم يقسموها على الأقل على عشرة من النّاس من تونس و مصر و البلدان إلّي قاعدة تعاني. بالنّسبة لتونس، ما عندي حتّى إعتراض على إسم لينا بن مهنٌي (كاينّهم جاوا يشاوروا فيّا)، أما فمّا زاده أسامي أخرى تستحقّ أنّها تكون مرشّحة، زاد، فاطمة رياحي، سامي بن غربيّة، نزيهة رجيبة، محمّد عبّو، عبد النّاصر عويني، إلخ. وإلّا يعطيوها لعائلات إلّي قتلهم البوليس. مليار على 600 عايلة بين تونس و مصر (قريب 3 ملاين تونسية).







dimanche 18 septembre 2011

Impasse électorale pour les Tunisiens du Canada ou comment un Etat de droit peut incarner en toute justice l'injustice à l'état pur.


A moins d'une jurisprudence, il est impossible de tenir les élections de la constituante tunisienne sur le sol canadien. La raison du refus est simple: Le Canada ne doit pas être la circonscription électorale d'un autre pays. Il n'y a donc ni machination ni complot. Il s'agit simplement d'application des lois et comme le Canada est un Etat de droit, et bien, voilà ce que cela donne.

Toutefois, laissons de côté l'aspect juridique et prenons l'affaire d'un point de vue moral, parce que nous ne sommes pas que des êtres captifs des lois et parce qu'il y a aussi l'esprit de la loi, comme le veut Montesquieu. Cette même logique d'Etat de droit et de séparation des pouvoirs fait qu'un grand bandit, BT, est réfugié ici avec tout le pactole sans risque de se faire extrader, et en même temps, on refuse aux citoyens tunisiens résidant au canada de voter pour une constituante qui marquera plusieurs décennies de l'avenir de leur pays. Belle impasse! La justice nous joue parfois de mauvais tours.

mardi 13 septembre 2011

Ramasse ta bouteille et politique-la


Ramasse ta bouteille, ramasse ta bouteille, hey!
C'est ainsi qu'un groupe d'adolescents sortant d'un entraînement de football américain criaient derrière un des leurs qui venait de jeter sa bouteille d'eau sur la pelouse. Ils ont scandé la phrase à plusieurs reprises et même si la personne visée ne s'était pas retournée, elle devait se sentir vraiment conne. Voilà, à mon avis, l'exemple d'une bonne politique, au sens grec bien sûr. Je laisse donc tergiverser les partis, les débatteurs publics, électeurs, critiques, analystes et autres macchabées de la politique strictu sensu et je porte attention à ces détails qui font du vivre ensemble une responsabilité politique, un droit et un devoir pour chaque habitant de la cité. J'espère juste voir un jour une pareille scène dans mon pays natal la Tunisie. 

vendredi 12 août 2011

Gouvernement suppositoire

@AléAbdalla

Gouvernement suppositoire complice d'hommes d'affaires véreux,
Police vampire, garante de la sécurité des hommes d'affaires,
Juges corrompus, protégeant hommes d'affaires corrupteurs,
Partis politiques impatients de prendre le relais et de sucer les mêmes hommes d'affaires,
Médias des hommes d'affaires flirtent avec «peuple» docile,
Citoyens lambda accros aux suppositoires de gouvernement provisoire qui protège hommes d'affaires par ses juges et flics avant de passer le témoin aux partis rapaces qui vendent déjà leurs produits périmés à un peuple apathique à l'instar des hommes d'affaires. 
Si vous ne voyez toujours pas le point commun entre tous ces éléments, c'est que vous méritez bien plus que ces suppositoires. 
  

mardi 26 juillet 2011

يخّي قدّاش من مرّة بش ننتخبوا؟


في آخر جوان، ركبت في تاكسي و  ما عينيش بش نحكي، على خاطر، من غير ما نعمّم، التاكسيستية يطلّعوهالي. التاكسيست سكت سكت، و ممبعد قالّي:
خويا تفهم شويّة في السياسة؟
شويّة مش برشى.
يخّي قلّي، يخي توّة الإنتخابات إلّي بش يصيروا، بش ننتخبوا فيهم رئيس؟
لا، مجلس تأسيسي.
تي شنيّة هذية، ديمة نسمعها في الرّوادن و التلافز، و لتوّ لا فهمتها.
فسّرتلو بالفلّاقي شنوّه دور المجلس التّأسيسي و كيفيّة إنتخابو، و كيفاش ممبعد بش ننتخبوا رئيس، و ممكن ياسر قبل يصير إستفتاء على الدّستور. غزرلي و قالّي:
  يخّي قدّاش من مرّة بش ننتخبوا؟
 تلاثة مرّات آما على عامين تلاثة     
تي ما عندي ما نعمل آنا، بش نقعد ماشي جاي و مسيّب خدمتي؟

lundi 25 juillet 2011

إنتخب لا تنتحب



©Alé Abdalla 
قيّد = تنتخب = تمارس حقّك و واجبك كمواطن
ما تقيّدش = تنتحب = تمارس الجنس مع الدّكتاتوريّة و إنت مقيّد من يديك و ساقيك.

lundi 18 juillet 2011

Liberté pour tous

J'ai pris un café avec lui, 24h avant son arrestation. Je venais de le connaître et j'ai trouvé en lui cette fougue que les jeunes étudiants ont, cette détermination à aller de l'avant. Nous avons discuté de tout, mais surtout de politique et de symboles, je l'ai provoqué sur tous les symboles, politiques et sacrés, et je n'ai trouvé qu'un esprit vif, toujours prêt à discuter, sans juger ni exclure l'autre. J'ai pris l'avion, tout content de laisser des jeunes «révolutionnaires». Ces jeunes sont aujourd'hui en prison. Nous n'avons pas fini avec la dictature. Liberté pour Souhaieb Tarhouni et les détenus d'opinion.

mardi 12 juillet 2011

الروثة التونسية

ضع الكلمة المناسبة في المكان المناسب: تونس عرفت : 
ثورة
ثروة
ورثة
روثة (بالدارجة كاكا

vendredi 8 juillet 2011

Free Samir Feriani

Si je devais résumer la situation en Tunisie, je dirais que les seuls bénéficiaires de la révolte, ce sont les flics. Les agents ont eu des voitures neuves et les patrons des promotions. Et après 5 mois d'absence et d'insécurité, ils remontrent leurs crocs et réoccupent le terrain.






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mercredi 22 juin 2011

Quel intégriste/libertin se cache en vous

Cliquez sur le titre ci-dessous pour aller sur le jeu-questionnaire, merci.
Quel intégriste/libertin se cache en vous

الخلّاص و العشرة فرنك

ركبت في الكار. جاء سي الخلّاص، قالّي دينار و أربعين، مدّيتلو دينار و ميا. يخّي رجّعلي 50 فرنك و مشى.
ـ سامحني خويا.)طفّاني(، سامحني، يخّي مش قتلي دينار و أربعين؟ مالى ناقص 10 فرنك.
كي سمعني شنّعتها و العباد الكلّ  سمعوني، تلفّتلي و قالّي بكل محقرانيّة و و قاحة:
ـ تي على 10 فرنك قلبت الدنيا؟ هاي 10.
و رمى العشرة في يدّي و تهكّم.
ـ إين نعم، على 10 نقلب الدنيا، ماهمش فلوس؟ و إنت بانى حق تحطّها في جيبك. و تعمل هكّاكه مع 50 واحد في النّهار، قدّاش إطّلّع في اللّخّر؟
الرّاجل بدى يتسومم و قالّي برّى إشكي. إينعم، نشكي بيك على 10 فرنك. غزرلي:
ـ يخّي حاكم إنت؟
ـ علاه، ما فمّا كان الحاكم يشكي؟ آنا مواطن نعرف حقوقي.
كي شافني لساني طويل و جايب ما عندي على 10 فرنك، دوّر وجهو و مشى. تلفّتت للنّاس إلّي بجنبي، و أغلبيّتهم عمّال في المعامل، و حسّيت بنظرة مساندة )ممكن فمّا فيهم إلّي يضحك عليّ، أما حسّيت إلّي فرهدتلهم على قلوبهم(. كي جات المحطّة متاعي و عرفوني مانركبش ديما فالكار، و لّا راني ولّيت مهبول، قالولي هاذية المحطّة متاعك.
نجيوا توّة للتّفسير باش مايفهمني حدّ بالغالط. علاش شدّيت صحيح في 10، إلّي في العادة التاكسيست نخلّيلو 500 بوربوار؟ على خاطر السّيّد حبّ يطفّي الضّوء. و كان قالّي ماعندوش صرف السّماح. و حبّيت عالمبدأ نورّيه إلّي ماينجّمش يقلب النّاس هكّاكه. كلّمتو بكلّ هدوء ماللّول، اما كي رمالي ال10 و يتهكّم، و قتها هبلت عليه. كنت إنّجّم نطفّي الضّوء، يخّي 10 فرنك بش تزيد فيّ حاجة.

mardi 21 juin 2011

القطيع و القطيعة

هل يتذكّر احد منكم خالد الذي صرّح للبي بي سي عن معاناة المواطن السّعودي و الذي إختفى بعدها؟ هل جريمته أنّه حاول الخروج عن القطيع؟ و هل يحسب المواطن الذي كسّر قيود السّلطة الإستبداديّة في تونس و مصر أنّه تحرّر من سلطة و تسلّط القطيع؟ لقد إختفى خالد و إندثرت معه روح الثّورة التي تقطع مع السّائد  بما فيه القطيع. فعوض الإندثار في القطيع، وجب التّشبّث بالقطيعة. شكرا على المحاولة و أرجو كلّ الرّجاء أن تعاد الكرّة بنجاح بعد نصف قرن.

dimanche 19 juin 2011

La sagesse du menuisier

Je le vis de loin, sa mine et sa silhouette ne m’étaient pas inconnues. Nous nous scrutions un moment, et puis, nous nous reconnûmes. C’est un vieux copain du primaire que je n’avais pas vu depuis un siècle. Nous jouions au foot ensemble et après chaque match, on allait à l’épicerie de son père pendant que celui-ci faisait la sieste et on préparait des casse-croûtes à l’harissa et à l’huile d’olive. Il arrêta tôt l’école et travaille désormais comme ouvrier dans un atelier de menuiserie. Comme nous allions dans la même direction, nous prîmes le chemin ensemble. Après quelques mots échangés sur nos situations respectives, nous abordâmes la situation actuelle du pays. Il me dit que le problème en Tunisie est que les gens ne planifient pas grand chose. Ils laissent tout à la volonté de dieu, les enfants, la maison, le travail, les études, et que la volonté de dieu n’est autre que le hasard. On laisse tout au hasard et c’est ce qui explique ce long silence. Au lieu donc de blâmer un ancien dictateur, c’est d’un regard autocritique dont nous avons besoin. Il me montra la bordure de la chaussée marquée par un long sillon et me dit :

« Regarde! C’est à l’image de ce fossé creusé il y a quelques mois pour je ne sais quel projet. Ils sont venus, ont pris des mesures, d’autres sont venus creuser, et depuis, la béance est là. Ils attendent qu’elle se remplisse de déchets et de poussière pour qu’elle se ferme d’elle-même, le projet ayant été abandonné. C’est le manque de planification, c’est justement cette mentalité hasardeuse, fataliste, craintive et passive qu’il faut qu’on change. Hélas, il est trop tard pour les adultes, il faut cibler les nouveaux nés qui seront nés dans un pays libre et à qui on va devoir expliquer ce qu’est la liberté avec ses droits mais surtout ses devoirs. C’est la confiance qu’on accorde au hasard ou à dieu qui nous ronge ».

Il m’invita à boire un café avant de commencer le boulot, mais comme j’étais pressé, je m’excusai et lui promis de le faire une autre fois. Je le quittai en pensant aux diplômés, universitaires ou cadres et qui avant n’avaient jamais osé critiquer même en aparté les affres de la dictature et aujourd’hui sympathisent et flirtent avec un mouvement politico-religieux rétrograde et à la limite du fascisme qui veut gouverner au nom de dieu, c’est-à-dire au nom du hasard. La conscience civique et l’auto-critique ne s’acquièrent pas par les diplômes.

lundi 13 juin 2011

الماكلة بليد ليسار حرام


http://www.point-fort.com

مشيت بش ناكل صحن كفتاجي في البلاد العربي. قعدت في طاولة وحدي و جاء شاب في العشرينات قعد قدّامي. بعد دقائق من الصّمت، غزرلي و قالّي

سامحني خويا، بش نقلّك حاجة، راهي الماكلة بلّيسار حرام.

عندي مدّة ماسمعتش الملاحظة هذي إلّي كانت في العادة تنرفزني. جيت بش نجاوبو، شفتو عامل لحية قصيرة ولابس خاتم السّنّة، قلت بش نقعد نكسّر في راسي. أيّا يخّي سي الشّباب تحسّ كي طفّيتو وقالّي

مش على حاجة راهو، أما آنا هكّا قالولي أهل العلم و العلم للّه. على خاطر اليد إلّي تاكل هذيكه إلّي تستقبل الملايكة و اليسار حاشاك نتوضّاو بها

ربي خلقنا بزوز يدين، و حطّ اليسار مع القلب.

غزرلي بإمتعاض: شنوّه قلب، آنا نقلّك ملايكه و إنت تقلّي قلب؟

لوكان ماجاش القلب إلّي يضخّ الدمّ رانى مانتحركوش. و أهل العلم قالوا إلّي اليساري تركيبة مخّو مختلفة.

فسّرتلو إلّي المخّ مقسوم في زوز، و كلّ قسم عندو خاصّياته و الأدوار تختلف عند اليساريين إلّي ماختاروش بش يكونوا هكّاكا، يعني ربّي خلقهم هكّاكا. و العلماء يقولوا إلّي كي تجبر الصّغير اليساري بش يستعمل يد ّو ليمين، يولّي يوكوك، ينسى فيسع و ينجّم ما ينجحش في قرايتو.

خز رلي و قالّي: انا كنت ناكل بلّيسار و علّموني ناكل بلّمين. عندي التوكويك ساعات، آما هاذيكة سلالة من عند ربّي.

سكت شوية و مبعد قالّي خوذ شويّة حوت. مدّيت ييدي اليسار و نحّيت شويّة حوت من الصّحن إلّي قدّامو.